Pas d'indemnisation pour les retards de paiement des allocations familiales

©Hollandse Hoogte / David Rozing

Le comité de gestion de Famiwal a refusé de valider le versement d'une indemnisation de 10 euros suite aux retards dans le paiement des allocations familiales.

C’est un revirement presque inattendu! Après s’être engagée à verser une indemnisation de 10 euros aux 120.000 familles impactées par le retard de paiement de leurs allocations familiales le 8 février, Famiwal fait marche arrière. Réuni ce matin, le comité de gestion de la caisse publique d'allocations familiales de Wallonie a bloqué ce geste annoncé par la direction de Famiwal et la ministre de la Santé Alda Greoli (cdH) après l'incident.

Dans un communiqué envoyé dans la foulée de sa réunion, le comité de gestion estime que cette opération qui visait à redorer l’image de l’institution créerait une "disparité" entre les familles. "Après avis juridiques des services internes et externes, le Comité de gestion de Famiwal, la caisse publique d’allocations familiales, a décidé de ne pas octroyer la compensation de 10 euros liée à l’effet retard interbancaire lors du paiement des allocations familiales du 8 février 2019. Après analyse plus approfondie, le Comité de gestion a en effet estimé qu’il n’existait pas de base décrétale pour le faire, sans créer de disparités entre les familles."

Le Comité de gestion estime par ailleurs que ce geste pourrait créer un précédent. "Par respect de la charte déontologique, il ne s’agit pas non plus de créer un précédent pour l’ensemble du circuit de paiement des allocations familiales, car, comme l’a souligné l’AVIQ, en sa qualité de régulateur, il arrive,  dans le cadre de la gestion courante, que certaines familles reçoivent leurs allocations tardivement, et ce quelle que soit la caisse d’allocations familiales."

La ministre de l'Action sociale "prend acte", déclarant qu'il s'agit d'une décision qui relève de l'autonomie de gestion de la caisse. Alda Greoli regrette toutefois "qu'un geste humain et social ne puisse finalement être accompli envers les familles lésées, particulièrement les plus démunies d'entre elles". 

"Ce geste, qui ne pouvait en aucun cas constituer un précédent, devait toutefois reposer sur une base légale solide, ce que le Comité de gestion ne semble pas avoir pu établir avec certitude", a poursuivi la ministre.

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