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Pour une véritable opération mains propres

Des mains invisibles font à nouveau irruption dans le dossier Nethys. Derrière elles, on suspecte des barons politiques liégeois. Qui sont-ils? Il est temps de savoir.

Depuis que l’affaire Publifin/Nethys a éclaté, les opérations s’enchaînent au rythme des scandales. Des petites mains prises dans le sac au sein des comités de secteur à la vente, à des proches d’une série d’actifs de la société pour quelques euros jusqu’au versement d’immenses indemnités financières aux anciens dirigeants de l’intercommunale liégeoise Nethys, ce dossier pourrit la vie politique wallonne depuis trop longtemps.

La question n’est plus aujourd’hui de savoir qui était aux manettes. Stéphane Moreau, Pol Heyse, Bénédicte Bayer, François Fornieri, Pierre Meyers ont été entendus par la justice et devront s’expliquer lors d’un procès, s’ils devaient être renvoyés devant un tribunal. Ils auront évidemment l’occasion de se défendre.

Laissons donc la justice faire son travail. Elle doit cependant aller jusqu’au bout. Depuis trop longtemps, des "mains invisibles" sont pointées, suspectées d’avoir joué un rôle derrière les personnes entendues aujourd’hui par la justice.

Ces fameuses mains invisibles sont aujourd’hui une nouvelle fois pointées du doigt par Jean-Pierre Buyle, l’avocat de Pol Heyse, qui demande à la justice d’interroger les responsables politiques qui gravitaient autour du dossier Nethys quand les décisions litigieuses ont été prises.

À côté des barons liégeois du PS, du MR ou du cdH, c'est en fait toute une classe politique qui doit être pointée du doigt, car elle a failli dans sa mission de surveillance.

Pendant trop longtemps, certains ont vu, ou ont cru voir, derrières ces mains invisibles d’anciens cadors de la politique liégeoise sans qu’aucune preuve ne soit apportée. À côté des barons liégeois du PS, du MR ou du cdH, c’est en fait toute une classe politique qui doit être questionnée sur la manière dont elle s’est acquittée, ou pas, de sa mission de surveillance.

Que ce soit à la tête d’Enodia, la maison mère de Nethys, ou à travers les mandats de ses administrateurs dans les sociétés du groupe, le monde politique a regardé sans broncher. Pourquoi? Ne savait-il pas ce qui se passait chez Nethys ou a-t-il fermé les yeux? Il est temps de savoir!

Il est temps d’aller jusqu’au bout. Que ceux qui pointent ces mains invisibles parlent, que la justice les interroge et qu’on en finisse une fois pour toutes avec ces suspicions.

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