Un 2e décès suite au blocage de l'autoroute

©BELGA

Un homme bloqué dans les embouteillages causé par la grève de lundi n'a pu être pris en charge à temps. Il est décédé des suites d'un infarctus.

Un homme bloqué lundi dans les embouteillages sur l'autoroute E25 est décédé des suites d'un infarctus. L'individu, un septuagénaire, est décédé après son arrivée, dans un état critique, aux urgences de la clinique de l'Espérance, à Montegnée.

Ce jour-là, des travailleurs de la FGTB dont la colère était "incontrôlable", selon le syndicat socialiste, avaient bloqué l'autoroute E25, à Ans, dans le cadre d'une grève générale en province de Liège.

Il s'agit du second décès enregistré en marge de cette journée d'actions, initiée par la FGTB. Une touriste danoise avait en effet succombé à une rupture d'anévrisme parce qu'elle avait été prise en charge trop tard, le chirurgien cardiovasculaire de garde ayant été immobilisé par les actions des grévistes.

Lire notre billet: Droit de grève VS droit de vie

"Si cet hôpital n’est pas capable de dédoubler un chirurgien de garde, alors c’est cet hôpital qui a un problème de fonctionnement"
Francis Gomez
responsable liégeois de la FGTB, au lendemain du décès de la touriste danoise

Le groupe hospitalier CHC a porté plainte contre X pour homicide involontaire, espérant ainsi conscientiser les manifestants sur les effets dangereux de certaines méthodes.

En ce qui concerne le second décès conséquent aux actions de blocage, l'hôpital ne souhaite pas s'exprimer davantage.

Mais le lien de cause à effet peut s'expliquer notamment par le fait qu'il est indispensable de prendre le patient en charge dans les 90 minutes qui suivent le début d'une attaque cardiaque telle qu'un infarctus, selon un médecin.

La victime a bien été admise à la clinique, alors qu'elle avait atteint un stade critique. Cependant, les risques de décès restent non négligeables en cas d'infarctus, même quand les soins sont effectués dans les temps, ajoute le médecin.

De nouvelles mesures

• Du côté de la FGTB

La FGTB a présenté ses condoléances aux familles touchées par ces deux incidents. Après avoir constaté et reconnu l'échec des mouvements qu'elle avait organisés lundi, la Centrale générale Liège-Huy-Waremme du syndicat socialiste a voté mercredi soir une nouvelle motion. Dorénavant, les membres du secrétariat pourront appeler les manifestants à quitter toute action spontanée "pouvant entraîner la mise en danger d'autrui, la destruction de biens, le vandalisme ou nuire à l'image de l'organisation", indique-t-elle dans un communiqué.

Si certains individus font malgré tout le choix de maintenir leurs agissements, ils incrimineront alors leur nom propre et ce, indépendamment de leur groupe syndical, conclut la FGTB.

•Du côté de la police

En parallèle, le Conseil des ministres a accepté de libérer un montant de 720.000 euros pour l'achat de 8 véhicules blindés destinés au transport de policiers locaux mobilisés pour les manifestations d'envergure qui ont lieu pour la plupart à Bruxelles.

Depuis la manifestation du 6 novembre, sept groupes de travail mis sur pied à l'instigation de la Conférence des chefs de corps des zones de police se sont penchés sur les améliorations à apporter dans différents domaines dont les équipements, les techniques d'intervention, l'encadrement par un modèle de convention unique des relations à établir avec les organisateurs, le poste de commandement, les informations et l'assistance médicale.

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