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Un Belge francophone sur deux renonce à des soins de santé pour raisons financières

Enquête sur l'accès aux soins de santé menée par la mutualité socialiste Solidaris. ©BELGA

Quarante-cinq pour cent des Belges francophones ont renoncé à au moins un soin de santé cette année. C’est ce que révèle l’enquête annuelle menée par la mutualité socialiste Solidaris auprès d’un échantillon de 1.000 personnes.

En Wallonie et à Bruxelles, une personne sur deux doit renoncer aux soins pour des raisons financières. L’enquête indique que le report de soins ne cesse d’augmenter chaque année depuis 2015.

Alors qu'une large partie des personnes en situation de précarité (environ 60%) est concernée par la problématique du report des soins, la mutualité s'inquiète également de voir la classe moyenne être de plus en plus affectée, avec une augmentation de 17 points en six ans. Autre situation inquiétante, celle des personnes en incapacité de travailler. Elles sont trois sur quatre à avoir du reporter au moins un soin de santé en 2021.

Parmi les domaines de soins les plus reportés pour raisons financières figurent les spécialistes (+12.2 points depuis 2015) ainsi que les soins de santé mentale (+10 points). Toutefois, les soins dentaires restent en tête du classement avec 30% de patients ayant reporté un soin.

Inégalité d’accès aux soins

"L'inégalité entre hommes et femmes persiste bien quant à l'accès aux soins de santé."
Solidaris
Mutalité socialiste

Autre constat de cette enquête, les femmes, les familles monoparentales et les 40-59 ans sont davantage concernés par le report de soins. Ainsi, une femme sur deux a dû renoncer à au moins un soin cette année. "L'inégalité entre hommes et femmes persiste bien quant à l'accès aux soins de santé", souligne Solidaris.

Face à ces chiffres, la mutualité formule plusieurs recommandations. "D'une part, en portant une attention particulière aux populations plus fragiles sur le plan socio-économique et de la santé. D'autre part, en revendiquant le remboursement intégral des soins de santé de première ligne", conclut-elle.

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