Un centre de protonthérapie espéré à Charleroi en 2021

©IBA

Les promoteurs du projet ont reçu des assurances du gouvernement wallon sur le financement de 47 millions d’euros. La seule véritable inconnue vient du Fédéral et du remboursement de l’Inami.

L’avenir du centre de protonthérapie à Charleroi s’éclaircit! Et après une longue période d’enlisement, les promoteurs du projet n’hésitent plus à donner une date pour l’inauguration du futur centre wallon pour le traitement du cancer par protonthérapie. "Ce sera en 2021", s’enthousiasme le docteur Nicolas Meert, le chef du service de radiothérapie de l’hôpital André Vésale, qui fait partie de l’intercommunale de santé publique du pays de Charleroi (ISPPC), porteuse du projet avec 7 autres hôpitaux, donc le GDHC, et 4 universités.

Centre de référence pour la Wallonie

Déjà à la pointe dans le traitement du cancer via leur centre des tumeurs et l’acquisition de nouveaux équipements ultra modernes inaugurés ce jeudi, les hôpitaux publics de Charleroi se positionnent donc comme un centre de référence dans la prise en charge de patients dans toute la Wallonie. "Cette protonthérapie, ce sera le summum de l’arsenal thérapeutique. Nous disposerons de tout l’arsenal disponible en radiologie moderne", explique le docteur Meert.

Certains ne donnaient pourtant guère de chance au dossier carolo. Il est vrai que depuis l’annonce du projet par le gouvernement wallon sous la précédente législature en 2014, le dossier s’est vite embourbé. Sur leur chemin tortueux, les promoteurs du dossier ont rencontré l’UCL et la KUL. Les deux universités, qui viennent d’inaugurer leur centre de protonthérapie à Leuven, ont tenté de discréditer le projet wallon en parlant de gaspillage d’argent public, sur fond de guerre de remboursement par l’Inami. "Sans ces remboursements de l’Inami, le business model ne tient pas", reconnaît Dominique Demonté (ULB), le représentant des universités porteuses du projet à Charleroi.

47 millions d'euros
financement
La Région wallonne va injecter 47 millions dans ce projet.

Le contexte semble aujourd’hui totalement différent. Du côté du business plan, rappelons que la Région wallonne va injecter 47 millions dans le projet. Cela devrait assurer un financement de la recherche pendant 8 ans. "Cette enveloppe est confirmée par le nouveau gouvernement wallon. Nous avons eu des assurances du côté des ministres Jeholet et Greoli. L’argent va servir à traiter 120 patients par an dans le cadre de recherches cliniques. Cela va aussi financer la recherche universitaire et 30 chercheurs ainsi que la recherche d’IBA", assure Dominique Demonté. La construction du bâtiment, estimée à une douzaine de millions, sera par contre supportée par l’ISPPC.

La seule véritable inconnue porte toujours sur la position du Fédéral et le remboursement de l’Inami. "Une loi de programmation pour les équipements médicaux doit être prise mais ce ne sera visiblement pas sous ce gouvernement", croit savoir Dominique Demonté.

Mais sans préjuger de la position de l’Inami, le docteur Meert estime qu’il y a largement la place pour deux centres en Belgique. "Les Pays-Bas ont 8 chambres de traitement pour une population de 17 millions de personnes. Nous aurons nous à Charleroi une chambre de traitement et Leuven également une. Et si tout se passe bien, Charleroi et Leuven devraient chacun avoir une deuxième chambre de traitement."

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