Vincent Blondel est le nouveau recteur de l'UCL

Vincent Blondel, le nouveau recteur de l'UCL ©Dries Luyten

C'est donc le doyen de l'école polytechnique qui a été choisi. il prendra ses fonctions le 1er septembre prochain.

Vincent Blondel est le nouveau recteur de l'Université catholique de Louvain (UCL), annonce la commission électorale de l'institution mardi. Le doyen de l'école polytechnique a été élu par 57,77% des suffrages exprimés lors du second tour de l'élection, devant Vincent Yzerbyt (40,21%), prorecteur en charge de la Recherche.

Vincent Blondel succède ainsi à Bruno Delvaux. Il prendra ses fonctions le 1er septembre prochain pour une durée de cinq ans.

L'élection, tenue par voie électronique de mercredi à vendredi passés, concernait 29.000 étudiants et 5.700 membres du personnel.

Les membres du corps académique ont été les plus nombreux à se rendre aux urnes, avec un taux de participation de 90,77%. Ce taux est de 55,39% au sein du corps scientifique et de 66,47% pour le personnel administratif et technique, tandis qu'il s'élève à 18,55% chez les étudiants, indique la commission électorale.

Le recteur élu sera présenté à la presse mercredi.

PORTRAIT

Il y a cinq ans, à 42 ans seulement, Vincent Blondel s’était déjà lancé, bille en tête, dans l’élection rectorale, face à Bruno Delvaux. "Un peu vite", admet-il aujourd’hui en souriant, tout en recadrant le contexte. "Au départ, il y avait deux candidats, l’élection était très polarisée entre Bernard Coulie, le recteur sortant, et Bruno Delvaux, fortement opposé au plan de développement de Coulie. Il m’a semblé important d’avoir une autre voie que celle des extrêmes, et finalement je me suis retrouvé seul face à Delvaux."

Son premier échec (un "petit" échec, Blondel ayant quand même récolté 44% de voix contre 53% pour Bruno Delvaux) ne l’a pas découragé. Sa candidature, il l’a réfléchie, mûrie pendant plus de deux ans. Il a été le premier des cinq hommes à la dévoiler, avant même que le recteur sortant n’annonce son retrait. "Sans avoir été dans l’équipe rectorale, j’ai toujours contribué au développement de l’université, en tant que président de département, doyen de faculté (Blondel est doyen de l’École polytechnique de Louvain). J’ai une expérience de terrain, à la fois en enseignement et en recherche, qui me différencie des autres candidats. Je veux aujourd’hui apporter des projets neufs à l’université, la faire avancer."

Une candidature volontariste donc. Mais pour quoi faire? Pas pour modifier à nouveau ses structures en tout cas… "L’UCL est fatiguée des changements. En tant que doyen, je sais la manière dont ils ont été vécus par la base. Les défis ne se trouvent pas là."

L’un des axes sur lesquels Vincent Blondel compte donner un coup d’accélérateur, c’est l’internationalisation. Un sujet qu’il connaît particulièrement bien, lui qui a joué les globe-trotteurs depuis 20 ans, voyageant à Londres, à Stockholm, à Oxford, à Paris, lui qui a noué des projets avec le MIT à Boston. "Les étudiants doivent être des citoyens du monde. Ils doivent avoir l’opportunité de partir à l’étranger. Je souhaite qu’on fasse des efforts considérables, aussi dans une logique d’échange, sans quoi on ne peut s’inscrire dans des partenariats internationaux."

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés