Vu de Flandre, la route s'ouvre pour la formation fédérale

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Au Nord du pays, ce sont surtout les choix budgétaires du futur gouvernement wallon qui posent question...

En Flandre, l’accord de gouvernement wallon suscite des questions quant aux choix budgétaires. "La nonchalance budgétaire est déguisée en volontarisme. Dépenser l’argent qu’on n’a pas s’appelle désormais investir. Le tout se réglera en créant des emplois", écrit Karel Verhoeven, éditorialiste au Standaard.

"Il manque un compas qui fixe la trajectoire du retour à l’équilibre."
Johan Van Overtveldt (N-VA)

Johan Van Overtveldt (N-VA), ministre des Finances avant la chute du gouvernement Michel en décembre dernier, épingle également le flou budgétaire de l’accord wallon. "Il manque un compas qui fixe la trajectoire du retour à l’équilibre. Au gouvernement fédéral, nous avons pu constater à quel point, même avec un compas, il est difficile pour certains partenaires de coalition de se tenir à la trajectoire fixée." Van Overtveldt déplore également le manque de précisions sur la façon dont les emplois promis verront le jour.

Au plan purement politique, les commentateurs flamands constatent que nord et sud du pays ne sont finalement pas si éloignés que cela. Karel Verhoeven toujours: "De l’emploi, pas d’impôts nouveaux, des investissements et le climat: le futur gouvernement flamand de centre droit n’en sera pas très loin non plus. Maintenant qu’on a pu constater qu’on habite bel et bien une même planète, voire un même pays, la route vers la formation d’un gouvernement fédéral se dessine. (…) Une coalition jaune-violette (libéraux, socialistes et N-VA, NDLR) n’a plus rien d’une folle aventure. Celui qui voudra alors claquer la porte sans perdre la face aura intérêt à présenter un solide plan-B."


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