Willy Borsus: "Thunder Power n'est plus la priorité pour l'ancien site de Caterpillar"

D'après le ministre wallon de l'Économie Willy Borsus, la piste Thunder Power n'est plus prioritaire en ce qui concerne la réaffectation de l'ancien site Caterpillar à Gosselies. ©Dieter Telemans

Le projet Thunder Power ne constitue plus la priorité pour l'ancien site de Caterpillar, a indiqué ce jeudi le ministre wallon de l'Économie Willy Borsus (MR).

C'est officiel: le projet d'accueillir à Charleroi les voitures électriques du chinois Thunder Power sur l'ancien site de Caterpillar n'est plus la priorité. "La Wallonie a toujours voulu privilégier les projets forts et porteurs d'emplois pour ce site, mais les reports successifs qui concernent Thunder Power, même si certains peuvent logiquement se justifier eu égard à la crise du covid-19, font aujourd'hui que ce projet ne constitue plus la priorité pour ce site", explique le ministre wallon de l'Économie Willy Borsus (MR), cité dans un communiqué.

"Les négociations avec le groupe Merlin sont encore au stade de l'étude."
Willy Borsus
Ministre wallon de l'Économie

Il rappelle dans la foulée que, dès le début du processus de reconversion du site, "d'autres pistes de création d'emplois et d'activités ont toujours été à l'étude." Et comme nous l'indiquions ce jeudi matin, Willy Borsus a bien confirmé qu'un projet de parc Legoland est désormais à l'étude.

La concurrence se bouscule pour le nouveau parc

C'est le groupe Merlin Entertainments qui s'occupe d'étudier actuellement l'implantation d'un parc d'attractions Legoland à Charleroi. On retrouve derrière ce nom un géant actif dans le monde des parcs d’attractions avec, dans son portefeuille, des poids lourds comme Madame Tussauds, Sea Life ou Legoland.

"À côté des 300 millions d’investissements, on parle d’une création de 800 à 1.000 emplois directs sur l’ensemble du site", s'enthousiasme à cette idée un des acteurs wallons, qui évoque une début des éventuels travaux d’ici 4 ans.

800 à 1.000
emplois
Un acteur proche du dossier évoque la création de 800 à 1.000 emplois directs sur l’ensemble du site si un parc Legoland devait y voir le jour.

"Les négociations avec le groupe Merlin sont encore au stade de l'étude", tempère toutefois le ministre wallon. "Il y a donc lieu de faire preuve de réserve dans les différentes analyses et communications. J'ai eu des contacts avec le groupe Merlin, des réunions de travail avec la Sogepa, avec l'Awex, avec la Ville, mais pour l'instant, les négociations sont en cours et plusieurs sites sont en concurrence à travers le globe pour accueillir ce nouveau parc. Attirer de gros projets sur notre territoire requiert énormément de travail, de négociation et de subtilité", conclut Willy Borsus. Il se dit toujours convaincu "des nombreux arguments de la Wallonie" pour ses sites en reconversion.

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