Pour l'Italie, la défaite n'est pas que sportive, elle est aussi financière

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L'Italie est privée de Mondial et la débâcle n'est pas que sportive. Le pays commence déjà à calculer les pertes économiques de sa présence manquée l’été prochain en Russie. Et ça va peser lourd.

Les Italiens garderont longtemps le souvenir amer du stade de San Siro traversé par l’émotion des 70.000 tifosi présents. Et l’image du légendaire gardien de la Nationale, Gianluigi Buffon, qui à la fin du match fond en larmes comme un enfant. Pourtant l’invraisemblable débâcle de la Squadra Azzurra, lundi soir, face à l’équipe suédoise en match de barrages pour la Coupe du Monde 2018 en Russie n’est pas seulement une "apocalypse" sportive.

Sans la participation à la Coupe du Monde, les sponsors les plus généreux se retirent ou diminuent considérablement leurs investissements, PUMA en tête.

Privée de Mondial pour la première fois depuis 1958, l’Italie commence déjà à calculer les pertes économiques de sa présence manquée l’été prochain en Russie. La perte immédiate de recettes sportives et de revenus commerciaux rendent aujourd’hui la défaite encore plus difficile à digérer.

La première à en payer les frais est bien évidemment la FIGC (La Fédération italienne de Football). Sans la participation à la Coupe du Monde, les sponsors les plus généreux se retirent ou diminuent considérablement leurs investissements, PUMA en tête.

L’entreprise allemande a, en effet, signé un accord commercial de l’ordre de 18,7 millions par an (jusqu’en 2022) avec la FIGC. Si cet accord devrait rester inchangé, toutes les "royalties" qui auraient été versées dans le cas d’une participation en Russie se sont envolées lundi soir (on parle de 2 millions d’euros).

Gianluigi Buffon a annoncé, comme prévu, sa retraite internationale à l'issue de ce terrible coup dur pour la sélection italienne. ©AFP

La presse italienne a immédiatement procédé à quelques premières estimations: la FIGC a déjà vu s’envoler environ 100 millions d’euros en raison, notamment, du relatif retrait de ses 21 sponsors. Une perte à laquelle il faudra ajouter l’effet "dépressif" de la défaite sur la négociation des accords commerciaux à venir pour les quatre années entre le Mondial en Russie et celui au Qatar, en 2022.

A inclure aussi dans ces 100 millions d’euros de perte directe l’absence des primes de participation au Mondial que la Fédération Internationale du Football (FIFA) aurait versées à la FIGC.

Le simple fait de rentrer dans la compétition aurait valu aux Italiens 1,5 millions de dollars. De même, les 16 équipes éliminées au cours de la phase de groupe du Mondial recevront 8 millions de dollars supplémentaires. Or, dans un scénario "normal", à la lumière des performances du passé, la Nationale italienne aurait pu facilement surmonter tous ces passages et obtenir, pour le moins, 9,5 millions de dollars.

Le marché italien des droits de retransmission télévisuelle du prochain rendez-vous russe en sort aussi bouleversé. Sans la Nationale, les acteurs en jeu (la télévision publique RAI, Sky etc.), se disputeront des droits qui ne vaudront certainement pas les 180 millions d’euros des dernières éditions.

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