Un plan de sauvetage pour le Portugal?

Une enquête montre que de nombreux analystes tablent sur la nécessité d'un plan de sauvetage pour le Portugal.

Le Portugal finira par avoir besoin d'un plan de sauvetage similaire à ceux accordés en 2010 à la Grèce et à l'Irlande, estiment la plupart des économistes interrogés à ce sujet par Reuters. Quarante-quatre des 51 analystes ayant répondu à la question supplémentaire ajoutée à l'enquête mensuelle Reuters sur les taux ont jugé que Lisbonne serait finalement forcée de solliciter une aide financière extérieure. Sept ont jugé que ce serait aussi le cas de l'Espagne et cinq qu'aucun pays n'aurait désormais besoin d'aide.

L'enquête a été essentiellement menée avant mercredi et l'adjudication de titres à six mois lancée par le Portugal, pour laquelle le rendement de la dette a nettement augmenté, quoique dans les limites attendues.Mais les analystes étaient plus nombreux à estimer ce mois-ci que le Portugal aurait besoin d'aide que lors d'une précédente enquête, conduite en novembre. Ils étaient alors 34 sur 50 de cet avis.

"Nous prévoyons que la crise de la dette souveraine sera relancée par un plan de sauvetage du Portugal, où les taux d'intérêt seront probablement maintenus à leur niveau actuel encore quelque temps", a déclaré Azad Zangana, économiste chez Schroders.

L'adjudication de 500 millions d'euros a été accueillie par une demande 2,6 fois supérieure à l'offre, mais le taux de rendement des titres à six mois a touché un plus haut 3,686%, sans précédent depuis le lancement de l'euro.

Selon le dernier sondage, la probabilité médiane de voir le Portugal subir un nouvel abaissement de sa note souveraine avant la fin du premier trimestre est de 65%. Pour l'Espagne, elle est de 50%.

L'agence de notation Fitch a abaissé en décembre la note portugaise d'un cran, à A+, et l'a placée sous perspective négative. Moody's, qui note le Portugal A1, a fait savoir qu'une baisse d'un cran ou deux était envisageable après un nouvel examen.

L'étude a été menée auprès d'économistes travaillant pour des cabinets de recherche, des gérants de fonds ou des banques en Europe. Une autre étude menée plus tôt dans la semaine auprès de spécialistes du marché des devises avait conclu à un résultat similaire.

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