La libérale Caputova en position de force pour le second tour en Slovaquie

Zuzana Caputova ©REUTERS

L'avocate environnementaliste a des chances de devenir la première femme chef d'Etat de la Slovaquie, face au commissaire européen Maros Sefcovic qu'elle affrontera dimanche prochain lors du second tour des présidentielles.

La libérale Zuzana Caputova, critique du gouvernement de gauche, est arrivée largement en tête du premier tour de l'élection présidentielle en Slovaquie et affrontera le commissaire européen Maros Sefcovic lors du second tour le 30 mars.

L'avocate environnementaliste, qui a des chances de devenir la première femme chef d'Etat de la Slovaquie, obtient 40,55% des voix contre 18,66% pour Sefcovic, soutenu par le parti au pouvoir, selon les chiffres de l'Office des statistiques portant sur 99,88% des voix.

Selon l'institut de sondage Focus, Zuzana Caputova part avec une avance très confortable dans la perspective du second tour, avec 64,4% d'intentions de vote contre 35,6% pour son adversaire.

"Croisée des chemins" 

Zuzana Caputova avait participé l'an dernier à des manifestations après l'assassinat du journaliste Jan Kuciak, crime qui a mis à mal le gouvernement en place et provoqué une profonde crise politique en Slovaquie.

"Caputova attire ceux qui ont horreur de la corruption et qui sont mécontents de ce qu'ils considèrent comme un gouvernement qui pense plus à lui-même qu'aux intérêts des citoyens", a déclaré à l'AFP Kevin Deegan-Krause, expert de l'Europe centrale à la Wayne State University à Détroit. "Sefcovic lance un appel à ceux qui sont satisfaits des progrès réalisés par un pays qui, selon de nombreux indices, s'est porté pas mal du tout au cours de la dernière décennie", a-t-il ajouté.

Au moment de voter dans sa ville de Pezinok, dans le sud du pays, Mme Caputova avait déclaré aux journalistes que la Slovaquie était "à la croisée des chemins en ce qui concerne la reconquête de la confiance du public".

Jan Kuciak et sa fiancée ont été assassinés en février 2018, alors que le journaliste était sur le point de publier une enquête sur des liens présumés entre des hommes politiques slovaques et la mafia italienne.

Jeudi, à deux jours du scrutin, le parquet a relancé l'affaire en inculpant le multimillionnaire Marian Kocner, accusé d'avoir commandité l'assassinat.

La vague d'indignation qui avait déferlé sur le pays à la suite de cette affaire a entraîné la démission du Premier ministre Robert Fico, qui reste cependant le chef de Smer-SD et un proche allié du Premier ministre Peter Pellegrini. Quatre personnes ont été inculpées pour cet homicide en 2018.

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