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Le prochain chancelier allemand pourrait être Olaf Scholz

Le parti social-démocrate SPD sort vainqueur des urnes avec 25,7% des voix, contre 24,1% pour le parti chrétien-démocrate CDU/CSU de la chancelière allemande sortante, Angela Merkel.
  • Les sociaux-démocrates restent à la tête de Berlin

    Les sociaux-démocrates allemands du SPD ont conservé dimanche la mairie de Berlin, tandis qu'un référendum consultatif sur "l'expropriation" des sociétés immobilières, pour réguler le marché du logement, a été remporté par les partisans du "oui", selon des résultats publiés lundi.

    Emmenés par l'ancienne ministre de la Famille Franziska Giffey, les sociaux-démocrates ont obtenu 21,4% des suffrages dans la Ville-État, devant les Verts (18,9%) et les chrétiens-démocrates de la CDU (18,1%). Le SPD est aux commandes de la capitale allemande depuis vingt ans.

  • Olaf Scholz insiste sur la stabilité de l'Allemagne malgré l'incertitude des négociations

    Le chef de file des sociaux-démocrates allemands, Olaf Scholz, qui veut devenir le prochain chancelier, a insisté, ce lundi, sur le fait que l'Allemagne était politiquement "stable", et ce, malgré les incertitudes liées aux négociations de coalition qui s'annoncent délicates.

    "Vous devriez savoir que l'Allemagne a toujours eu des coalitions et a toujours été stable", a dit le ministre des Finances sortant, en anglais, alors qu'en raison de résultats serrés aux élections législatives, les tractations en vue de constituer une coalition à trois partis pourraient durer des mois.

    "Nous parviendrons très rapidement à un résultat", dans ces négociations, a-t-il insisté en réponse à une question d'un journaliste britannique. "Cela devrait être avant Noël dans la mesure du possible", a-t-il ajouté, réitérant un vœu exprimé dès dimanche soir.

  • Vers un nombre record de sièges au Parlement allemand

    Un nombre record de députés devraient siéger au Parlement allemand dans les années à venir, ressort-il, ce lundi, des résultats préliminaires des élections législatives. Le conseil électoral prévoit que le Bundestag compte 735 sièges. Actuellement, il y en a 709 et il s'agit déjà d'un record.

    Le nombre de députés au Bundestag fluctue d'une législature à l'autre. Cela est dû au système électoral allemand, qui donne à chaque électeur non pas une, mais deux voix. Avec la première (de "Erststimme"), le citoyen allemand vote pour un des candidats qui se présentent dans sa circonscription. Il y a 299 circonscriptions en Allemagne. Avec sa seconde voix ("Zweitstimme"), l'électeur vote pour un parti. C'est le pourcentage de voix recueilli par chaque formation politique au niveau national qui détermine finalement la répartition des sièges et l'équilibre des forces politiques au Bundestag.

  • Pour Olaf Scholz, les conservateurs doivent aller "dans l'opposition"

    Le candidat social-démocrate Olaf Scholz, dont le parti est arrivé légèrement en tête lors des législatives de dimanche en Allemagne, a estimé que les conservateurs devaient aller dans l'opposition après être arrivés en deuxième position.

    "La CDU et la CSU (parti frère bavarois, NDLR) n'ont pas seulement perdu des voix, mais elles ont, en fait, reçu le message des citoyens qu'elles ne devraient plus être au gouvernement, mais dans l'opposition."
    Olaf Scholz
    Candidat social-démocrate

  • Un autre revers pour Merkel

    Le parti d'Angela Merkel s'incline aussi dans l'État fédéré du Mecklembourg-Poméranie occidentale, la circonscription de la chancelière allemande sortante, au nord-est de l'Allemagne. Le mandat direct que la chancelière détenait dans sa circonscription électorale de Ruegen/Greifswald revient à la candidate sociale-démocrate de 27 ans, Anna Kassautzki, qui a remporté 24,3% des suffrages directs. Le candidat de la CDU dans cette circonscription, Georg Guenther (33), est arrivé second, avec 20,4% des votes.  

  • Scholz probable chancelier

    Le prochain chancelier allemand devrait être Olaf Scholz, candidat pour le SPD. Mais il devra cependant vraisemblablement composer une coalition, ce qui pourrait prendre plusieurs mois. 

    ©Wolfgang Kumm/dpa


  • Résultat historique pour les Verts

    Les Verts ont obtenu le meilleur résultat de leur histoire, avec 14,8% des votes, et deviennent la troisième force en Allemagne.

    Le FDP a progressé à 11,5 %. Le parti d'extrême-droite AfD a glissé de la troisième à la cinquième place, avec 10,3% des votes. Le parti de  gauche Die Link est tombé à 4,9%. 

  • Premiers résultats officiels: le SPD en tête

    Selon les premiers résultats officiels diffusés ce lundi matin sur le site de la commission électorale, le centre-gauche du SPD et son chef de file Olaf Scholz ont recueilli 25,7% des suffrages, devançant de peu l'union conservatrice CDU-CSU d'Armin Laschet, qui accuse un score historiquement bas de 24,1%.  

    Jamais les conservateurs n'étaient tombés sous le seuil de 30%. Il s'agit d'un cuisant revers pour le camp de la chancelière Angela Merkel au moment où elle doit prendre sa retraite politique. 

  • Les militants allemands vivent leur soirée la plus longue

    Ils rêvaient d'une nette victoire pour leur champion mais les supporteurs d'Olaf Scholz retenaient encore leur souffle dimanche soir, alors que le candidat social-démocrate ne mène que d'une courte tête la course à la chancellerie en Allemagne.

    Encore festive en fin d'après-midi, l'ambiance s'est brutalement tendue à l'annonce des premiers résultats.

    "Je suis surpris, je pensais que le SPD serait plus fort", confie déçu, Christian Tänzler, 59 ans, militant du SPD venu participer à la soirée électorale de son parti à la maison "Willy Brandt", du nom du premier chancelier social-démocrate allemand (1969-1974).

    "J'avais espéré un peu plus. Je suis déçue", lui fait écho Suzanne Böltes, 50 ans, alors que le SPD avait pris le large sur les conservateurs dans les sondages.

    ©Photo News

    Mais pour les plus jeunes militants, qui n'ont connu que les heures dures d'un parti en chute libre ces dernières années, le résultat est un signe de renaissance. "Après 16 ans, la social-démocratie est peut-être pour la première fois à nouveau la force la plus puissante en Allemagne et c'est une raison de se réjouir", estime de son côté Sebastian Niestroj, 26 ans.

    Chaque nouvelle estimation confortant l'avance du centre gauche est accueillie par des applaudissements.

    Vers 21h, le SPD était donné entre 24,9% et 25,8% devant l'union conservatrice CDU-CSU menée par Armin Laschet, avec entre 24,2 et 24,7%.

  • SPD et CDU disent vouloir que la future coalition soit formée "avant Noël"

    Les sociaux-démocrates du SPD légèrement en tête des premières estimations des législatives allemandes, et les chrétiens-démocrates de la CDU, crédités de la deuxième place, souhaitent voir aboutir "avant Noël" la formation de la future coalition.

    "L'Allemagne a la présidence du G7 en 2022", a notamment plaidé le chef de file des conservateurs, Armin Laschet. Son adversaire, Olaf Scholz, a lui jugé que "nous devons tout faire pour que cela soit possible avant Noël, et un peu plus tôt serait également bien".

  • Le leader de la CSU veut une "coalition jamaïcaine", avec le FDP et les Verts

    Markus Söder, le Premier ministre de l'État allemand de Bavière et leader de la CSU, estime que l'union conservatrice CDU/CSU devrait également diriger le prochain gouvernement allemand. Et ce, malgré les résultats décevants attendus du scrutin de dimanche. 

    Lors d'une réunion du parti à Berlin dimanche soir, M. Söder s'est prononcé en faveur d'une coalition dirigée par les conservateurs avec les Verts et le FDP libéral. "Nous croyons fermement à l'idée d'une coalition jamaïcaine", a-t-il dit en référence aux couleurs des trois partis, qui composent ensemble le drapeau jamaïcain. Le prochain chancelier, a-t-il estimé, devrait être Armin Laschet, le leader de la CDU/CSU.

  • Les sociaux-démocrates passent légèrement en tête devant les conservateurs, selon les estimations

    Les sociaux-démocrates allemands du SPD sont sortis dimanche de peu en tête des élections législatives marquant la fin de l'ère Merkel, selon de premières estimations, mais les conservateurs de la chancelière entendent malgré tout leur disputer la formation du prochain gouvernement.

    Le SPD et leur chef de file Olaf Scholz devancent très légèrement, avec entre 24,9% et 25,8%, l'union conservatrice CDU-CSU menée par Armin Laschet, deuxième avec entre 24,2 et 24,7%, selon ces estimations diffusées par les chaînes de télévision.

    Les Verts s'adjugent la troisième position avec 14,7% et 14,8% des suffrages, devant le Parti libéral FDP à 11,2% et 11,8%.

  • Après un "résultat historique", les Verts allemands se disent prêts à gouverner

    La dirigeante des Verts en Allemagne, Annalena Baerbock, se félicite du "résultat historique" que son parti semble avoir obtenu dimanche lors des élections législatives allemandes. Selon elle, De Groenen a pour la première fois l'occasion "d'être une force de premier plan pour façonner le pays".

    Dans les sondages de sortie des urnes, sa formation obtient environ 15% des voix. Lors des dernières élections au Bundestag en 2017, le parti en avait obtenu 8,9%. Le précédent meilleur résultat avait été obtenu par le parti en 2009, avec 10,7% des votes.

  • La gauche allemande Die Linke se voit dans l'opposition, si elle reste au parlement

    Le principal candidat du parti de gauche Die Linke aux élections législatives allemandes voit sa formation faire partie de l'opposition parlementaire.

    Selon les projections, il n'est toutefois pas certain que le parti dispose de suffisamment de voix pour obtenir des sièges. "Oui, nous dépasserons les 5%, cela ne fait aucun doute", a déclaré Dietmar Bartsch, en référence à la barre des 5% requise pour entrer au Parlement. "Notre place au Bundestag allemand sera dans l'opposition."

  • Ce que l'on sait à 20H

    Les sociaux-démocrates d'Olaf Scholz et les conservateurs de la chancelière sont au coude-à-coude lors des élections législatives allemandes, selon de premiers sondages. L'union conservatrice CDU-CSU, menée par Amin Laschet, obtiendrait 25%, comme les sociaux-démocrates, selon une enquête à la sortie des urnes pour la chaîne publique ARD. Le SPD devancerait de peu, avec 26%, la CDU-CSU, à 24%, selon un autre sondage pour la chaîne ZDF.

    Ces premiers sondages ont été accueillis par une explosion de joie au siège du SPD à Berlin. "Il est clair que le SPD" l'a emporté, s'est félicité le secrétaire général du parti, Lars Klingbeil, en revendiquant la formation du futur gouvernement. Une part importante des électeurs ayant voté par correspondance, cette première tendance pourrait cependant être corrigée au fil de la soirée après les premiers dépouillements. Quoi qu'il arrive, les chrétiens-démocrates subissent un revers sans précédent depuis 1949 avec au moins huit points de moins qu'en 2017, déjà un niveau historiquement bas pour les conservateurs. "Les pertes sont amères", a avoué le secrétaire général du parti. Pour la première fois en 72 ans, dans une Allemagne de plus en plus fragmentée, l'union conservatrice tombe sous la barre des 30%. 

    Ce revers jette une ombre sur la fin de règne de Mme Merkel, dont la popularité reste au zénith au terme de quatre mandats mais qui s'est avérée incapable de préparer sa succession. Les Verts et leur candidate Annalena Baerbock, un temps favoris du scrutin, manquent le coche avec, selon ces sondages, entre 14 et 15%. Maigre motif de satisfaction: ils battent leur record de 2009, quand ils avaient obtenu 10,7% des voix, et progressent de six points par rapport à 2017. Les libéraux du FDP, quatrième avec environ 12%, apparaissent comme les "faiseurs de roi" incontournables pour bâtir une future coalition.

    L'extrême droite de l'AfD, dont l'entrée au Bundestag avait été le principal fait saillant du précédent scrutin de 2017, confirme son enracinement dans le paysage politique allemand. Mais avec entre 10 et 11%, ce parti islamophobe miné par des conflits internes, est en léger recul par rapport il y a quatre ans (12,6%). Si la tendance se confirme, Olaf Scholz, vice-chancelier austère et ministre des Finances du gouvernement sortant, a ainsi des chances de succéder à Angela Merkel, chancelière depuis 16 ans, et d'enclencher le "changement" promis en fin de campagne. Ce social-démocrate tendance centriste va cependant devoir bâtir une coalition à trois partis, une première dans l'histoire contemporaine allemande. Les tractations risquent ainsi de durer plusieurs mois, au grand dam des partenaires de la première économie européenne, qui craignent une paralysie de l'UE jusqu'à début 2022.

  • Le chef du SPD Olaf Scholz estime que les électeurs le veulent comme "prochain chancelier"

    Le chef de file du parti social-démocrate Olaf Scholz estime que les électeurs l'ont plébiscité pour être "le prochain chancelier" au regard des premiers résultats des élections législatives de dimanche où son parti mène d'une courte tête devant les conservateurs.  

    "C'est un grand succès et la soirée s'annonce longue, c'est certain", a déclaré Olaf Scholz. "Une autre chose est certaine: que beaucoup de citoyens ont fait une croix pour le SPD parce qu'ils veulent un changement de gouvernement et aussi parce qu'ils veulent que le prochain chancelier s'appelle Olaf Scholz".

  • Les conservateurs de Merkel veulent former le prochain gouvernement malgré leur recul

    Les conservateurs d'Angela Merkel veulent former le prochain gouvernement malgré leur recul, a affirmé leur chef de file, Armin Laschet alors que les sociaux-démocrates ont eux aussi revendiqué de mener les négociations.

    "Nous ferons tout notre possible pour former un gouvernement sous la direction de l'Union" chrétienne-démocrate (CDU) et chrétienne-sociale (CSU, son allié bavarois)", a-t-il affirmé, soulignant toutefois que le camp conservateur ne pouvait "pas être satisfait" du recul enregistré lors du scrutin.

  • "Les pertes sont amères" pour la CDU

    "Les pertes sont amères", a indiqué le secrétaire général de la CDU de Merkel.

  • Au SPD, on présente Scholz comme futur chancelier

    Le secrétaire général des sociaux-démocrates allemands Lars Klingbeil a déclaré que le SPD avait un mandat pour former une coalition après des sondages de sortie des urnes mettant la formation au coude à coude avec le bloc conservateur de la chancelière Angela Merkel. "Le SPD a un mandat pour gouverner. Nous voulons qu'Olaf Scholz soit chancelier", a déclaré le secrétaire général après la diffusion des premiers sondages de sortie des urnes.

    Selon le secrétaire général, des sondages placent le SPD en tête. Un sondage de sortie des urnes pour la chaîne ARD met le SPD et les conservateurs à égalité tandis que d'autres sondages accordent une courte avance au SPD.

    ©Wolfgang Kumm/dpa

  • La CDU parle d'une coalition avec les verts et les libéraux

    Le secrétaire général de la CDU, M. Ziemiak, parle d'une coalition possible entre son parti, les Verts et les libéraux du FDP.

    Les Verts ont immédiatement indiqué qu"ils parleraient avec l'ensemble des partis démocratiques pour choisir la meilleure coalition.

  • Les sociaux-démocrates et les conservateurs au coude-à-coude, selon des sondages à la sortie des urnes

    Les sociaux-démocrates et les conservateurs d'Angela Merkel sont au coude-à-coude, selon les résultats de sondages à la sortie des urnes diffusés par les chaînes de télévision publiques.

    Le SPD d'Olaf Scholz est crédité de 26% contre 24% pour les chrétiens démocrates de la chancelière, emmenés par Armin Laschet, dans les données présentées par la chaîne ZDF, tandis que les deux partis sont à égalité à 25% pour ARD. Ces chiffres sont à prendre toutefois avec prudence en raison du nombre très élevé de votants par correspondance, non pris en compte dans ces sondages.

    Les libéraux du FDP engrangent de leur côté 11% des voix, tout comme l'Afd, extrême droite, alors que les Verts obtiennent 15%. L'extrême-gauche s'établit quant à elle à 5%.

  • Les QG des partis sont encore calmes à cette heure, les premiers résultats ne tombant que vers 18H.

  • Le président de la commission électorale, Georg Thiel, a assuré que le bulletin du chef de file de la CDU était considéré comme "valide", malgré sa bourde, puisqu'il a été inséré dans l'urne.

  • Nouvelle bourde pour Armin Laschet

    Le chef de file des conservateurs d'Angela Merkel a commis une grosse bourde lors du vote pour les législatives à Aix-la-Chapelle, en omettant de dissimuler son bulletin de vote face aux caméras comme le stipule pourtant le code électoral. Armin Laschet, qui a déjà multiplié les faux pas durant la campagne électorale pour la succession d'Angela Merkel, n'a pas replié comme il le fallait son bulletin sur lequel chaque électeur allemand doit apposer deux croix pour les deux voix dont il dispose.

    Résultat: au moment où il l'a inséré dans l'urne, ostensiblement devant les caméras, chacun a pu voir qu'il avait inscrit deux croix pour son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) alors que le vote doit être tenu secret selon la législation allemande. L'électeur doit "plier son bulletin de telle sorte que son vote ne soit pas reconnaissable", prévoit ainsi le code électoral, ce qui pourrait au final conduire à l'invalidation du vote du chef de file des conservateurs.

    ©AFP

    Armin Laschet avait déjà commis un impair qui lui a coûté cher en terme de popularité lors des inondations meurtrières dans l'ouest du pays en juillet. Des caméras l'avaient filmé hilare, en arrière-plan, alors que le président allemand, Frank-Walter Steinmeier prononçait un discours dans les régions ravagées par une catastrophe qui a fait quelque 180 morts et provoqué d'immenses dégâts.

  • Participation en légère baisse

    À 14H, la participation s'annonçait en légère baisse par rapport à 2017 à 36,5%, soit 4,6 points de moins que lors du dernier scrutin législatif.

    Un recul qui, selon le président de la commission électorale, Georg Thiel, peut s'expliquer par la hausse attendue du vote par correspondance, privilégié par nombre d'électeurs et non pris en compte dans ce chiffre. Angela Merkel, 67 ans, qui va quitter la scène politique après quatre mandats, a choisi aussi de voter de cette manière.

  • La foule est présente

    Les bureaux de vote de la capitale berlinoise connaissent une grosse affluence à la mi-journée, selon plusieurs journalistes présents sur place.

  • Premiers résultats vers 18h

    Les premiers résultats tomberont vers 18 heures, après la fermeture des bureaux de vote, et devraient être définitifs dans la nuit.

  • De longues tractations et une paralysie européenne à prévoir

    Le nom du futur chancelier et la composition de sa probable majorité risquent ainsi de pas être connus dès ce soir et de longues tractations seront nécessaires dans les prochains mois pour former le futur attelage au pouvoir. Avec le risque d'entraîner une paralysie européenne jusqu'au premier trimestre 2022. Angela Merkel, 67 ans dont plus de 30 en politique, restera aux commandes durant cette période pour expédier les affaires courantes.

    Après s'être tenue à l'écart des joutes électorales, la chancelière a multiplié ces derniers jours les meetings pour soutenir Armin Laschet, en difficulté depuis l'été. L'engagement d'une chancelière dont la popularité reste au zénith suffira-t-il pour empêcher la victoire du SPD? Rien n'est moins sûr. Longtemps englué à la troisième place des sondages, le SPD a effectué à partir de la mi-août une improbable remontada. Les erreurs de ses adversaires, conjuguées au quasi sans-faute de son chef de file, de tendance centriste, ont permis de faire mentir les pronostics qui promettaient à l'un des plus vieux partis d'Europe une mort lente.

    Ancien maire de Hambourg, Olaf Scholz, bien que dénué de charisme, n'hésite pas à se poser, jusque dans la gestuelle, en véritable héritier de Mme Merkel. Longtemps en tête de intentions de vote, les chrétiens-démocrates risquent eux de tomber pour la première fois depuis 1949 sous la barre symbolique des 30%. Outre l'usure du pouvoir, l'union conservatrice a pâti de la mauvaise campagne de son candidat, maladroit et impopulaire. Président de la CDU et de la plus vaste région, la Rhénanie du nord-Westphalie, M. Laschet a la réputation de toujours retomber sur ses pieds et de se défaire des adversaires les plus coriaces. Mais la marche semble cette fois bien haute pour l'ancien journaliste, qui a imposé sa candidature lors d'une terrible guerre des chefs contre le dirigeant bavarois Markus Söder. L'épouvantail d'une coalition de gauche, agité par les conservateurs, pourrait toutefois mobiliser les indécis.

    Les Verts devraient se contenter de la troisième place, avec environ 17%. Ce score serait historique pour des Grünen qui n'ont jusqu'ici dépassé la barre des 10% qu'en 2009. Mais il leur laisserait un goût amer car ils étaient en avril encore en tête des sondages, dans une Allemagne inquiète du changement climatique, un sujet qui mobilise particulièrement les jeunes. La cheffe de file des Verts, Annalena Baerbock, 40 ans, a multiplié les couacs avant l'été, entre accusations de plagiat et primes non déclarées. Les Verts souhaitent participer au gouvernement, si possible avec les sociaux-démocrates.

    Pour la première fois depuis les années 1950, l'appoint d'un troisième parti devrait toutefois être nécessaire. Les libéraux du FDP apparaissent d'ores et déjà comme un potentiel "faiseur de roi". La gauche radicale Die Linke semble être prête à participer mais devra d'abord renoncer à ses critiques contre l'Otan. L'extrême droite AfD, entrée pour la première fois au Bundestag il y a quatre ans, devrait confirmer son ancrage parlementaire avec environ 10% mais reste exclue de toute coalition éventuelle.

  • L'Allemagne en route vers l'après Merkel dans un scrutin incertain

    Les Allemands votent pour des législatives à suspense où sociaux-démocrates et conservateurs se disputent la succession d'Angela Merkel qui va quitter la chancellerie après seize ans de pouvoir. Quelque 60,4 millions d'électeurs ont jusqu'à 18H pour élire leurs députés et environ 40% se disaient encore indécis à quelques jours de ce vote crucial pour la première économie européenne.

    Les sociaux-démocrates de l'actuel ministre des Finances Olaf Scholz devancent légèrement, avec 25%, les conservateurs d'Armin Laschet, crédités de 22 à 23%, un score historiquement bas, selon d'ultimes sondages. Le pronostic est encore rendu plus compliqué par la prise en compte du vote par correspondance, privilégié par nombre d'électeurs, dont Angela Merkel. Le chef de l'Etat Frank-Walter Steinmeier a lui déposé son bulletin ce dimanche matin dans un bureau de Berlin. "Qui vote fait vivre la démocratie", a déclaré le président social-démocrate, appelant à se rendre aux urnes.

    Armin Laschet, candidat de la CDU soiutenu par Angela Merkel, au bureau de vote ce matin. ©AFP

  • Bonjour à tous,

    Bienvenue sur ce live pour suivre en direct cette journée d'élections en Allemagne.

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