Un pas de plus vers Merkel IV

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Les sociaux-démocrates allemands ont approuvé dans la douleur le principe d'une coalition avec Angela Merkel, une décision qui rassure en Europe même si l'imbroglio politique sur la formation du gouvernement est loin d'être résolu. Mais le vote favorable ouvre de nouvelles négociations pour former un gouvernement avant Pâques.

Après quatre mois d'imbroglio post-électoral, les sociaux-démocrates allemands ont tranché. Dimanche, le SPD allemand a approuvé le principe d'une coalition avec Merkel, une décision importante pour l'Allemagne et l'Europe.

56%
Courte majorité
L'issue du vote des délégués du SPD a été de 362 voix pour sur 642

Les quelque 600 délégués du congrès social-démocrate, réunis à Bonn, ont accepté le résultat de discussions préliminaires avec les conservateurs, qui ont abouti la semaine dernière à une ébauche de programme commun avec la CDU de Mme Merkel et ses alliés bavarois (CSU). Ils ont approuvé d'une courte tête, 362 voix pour sur 642, l'ouverture de ces pourparlers qui doivent mettre fin à l'imbroglio politique privant l'Allemagne d'un gouvernement et d'une majorité depuis les législatives de septembre.

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Dans un discours enflammé, en particulier sur l'Europe, le chef du parti et ancien du président du parlement européen Martin Schulz avait défendu le projet d'alliance, assurant avoir obtenu des concessions "historiques" qui marqueraient la fin de la politique "d'austérité" en Europe portée par Merkel et du "fantôme du néolibéralisme". Il a aussi martelé que sans sociaux-démocrates portant des réformes sociales et citoyennes, le populisme de droite, en pleine essor en Allemagne comme ailleurs en Europe, ne pourra être vaincu.

"Nous pouvons vaincre la vague de droite qui frappe l'Europe en formant un gouvernement stable avec un profil social-démocrate."

Angela Merkel a aussi insisté ces derniers jours sur l'Union européenne pour convaincre les sociaux-démocrates récalcitrants. Elle a "salué" dimanche soir ce résultat, tout en notant "que beaucoup de questions doivent encore être résolues (...) il reste beaucoup de travail". Dès lundi, de premières discussions sur l'ordre du jour doivent avoir lieu.

• Et maintenant?

Il n'y aura donc pas de gouvernement minoritaire Merkel, fragile de nature, ni des élections législatives anticipées. Dès le début de la semaine, le SPD de Martin Schulz et les conservateurs dirigés par la chancelière allemande vont commencer des négociations en vue d'un "contrat de coalition", feuille de route du futur gouvernement. Au mieux, ce dernier pourrait prendre ses fonctions mi-mars, soit six mois après les législatives qui ont laissé la première puissance européenne sans majorité évidente.

Mais c'est sans enthousiasme que les sociaux-démocrates se lancent dans cette négociation, les cadres du parti n'ayant approuvé qu'à 56% ces pourparlers.

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