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125.000 gilets jaunes, un millier d'arrestations en France

La quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes a réuni 125.000 personnes dans toute la France, dont 8.000 à Paris. Les forces de l'ordre ont procédé à un millier d'interpellations dès le début des manifestations pour éviter la réédition des violences de samedi dernier.
  • Bilan : 125.000 manifestants

    Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a affirmé que 125.000 manifestants ont défilé ce samedi en France. Les manifestations ont donné lieu à 1.385 interpellations. 

    Il y a eu 1.385 interpellations, à l'heure où je vous parle, et ce chiffre va encore progresser. Il y a eu 975 gardes à vue et ce chiffre va encore progresser. C'est un niveau exceptionnel.
    Christophe Castaner
    Ministre français de l'Intérieur

  • Le point en fin de journée

    • 31.000 personnes ont manifesté en France pour cette quatrième journée d'action des gilets jaunes 

    • Si la situation est restée relativement calme durant la première moitié de la journée, elle s'est tendue dans la capitale et dans plusieurs villes de province au cours de l'après-midi.

    • Des véhicules blindés de la gendarmerie ont été déployés dans les rues de Paris, résumant la montée en puissance sécuritaire du gouvernement d'Emmanuel Macron.

    • La police a annoncé avoir procédé à près de 1.000 interpellations sur l'ensemble du territoire en début d'après-midi. Au total, pas moins de 89.000 membres des forces de l'ordre étaient mobilisés sur le territoire, dont 8.000 à Paris.

    • Les heurts ont eu lieu en plusieurs points distincts de la capitale : gaz lacrymogènes aux abords de la célèbre avenue des Champs-Elysées, la galerie commerciale chic du Drugstore de Publicis de l'avenue attaquée, des vitrines brisées sur plusieurs avenues avoisinantes, une barricade enflammée sur les Grands-Boulevards, etc.. Des voitures et du mobilier urbain ont été incendiés, des vitrines saccagées et des magasins pillés.

    • Plusieurs journalistes ont été malmenés et même blessés lors des manifestations, dont plusieurs par des tirs de balles en caoutchouc, d'après des témoignages publiés par leurs médias ou diffusés via les réseaux sociaux.
  • Des journalistes blessés

    Plusieurs journalistes ont été malmenés voire même blessés à Paris, dont plusieurs par des tirs d'engins type "flash-ball", d'après des témoignages publiés par leurs médias ou diffusés via les réseaux sociaux.

    Deux photographes du Parisien ont été touchés par des tirs de lanceurs de balles automatiques (type "flash-ball") sur les Champs-Elysées, l'un à la nuque et l'autre au genou, a rapporté le journal.Le premier a été évacué à l'hôpital pour un "check up". Sur Twitter, il a indiqué que l'auteur du tir à bout portant, un membre des forces de l'ordre, s'était excusé auprès de lui. "Très en colère, j'ai enlevé toutes mes protections et je suis allé lui dire qu'il venait de me tirer dans le dos à bout portant dans la nuque... Je pense qu'il a eu peur de m'avoir tué car je suis tombé au sol pendant quelques secondes. Il m'a dit 'Désolé je visais quelqu'un d'autre' ", a-t-il indiqué à son journal.

    Un journaliste de l'agence de presse audio A2PRL, photo de son hématome à l'appui, a également rapporté qu'un policier lui avait tiré dessus avec le même type de lanceur de balles, "alors que j'avais mon brassard de presse en évidence".

    D'autres reporters ont quant à eux affirmé avoir été pris à partie par des casseurs ou des manifestants.Et plusieurs journalistes se sont plaints que leurs équipements de protection leur aient été confisqués par les forces de l'ordre, les exposant à des risques physiques. "

  • Un Starbucks attaqué

    Un Starbucks a été attaqué en marge des protestations à Paris. 

  • Gilets verts et jaunes

    Quelques dizaines de milliers de personnes participent dans toute la France à des marches pour le climat. A Paris, plusieurs milliers de personnes - 25.000 selon les organisateurs - dont certaines revêtues de gilets jaunes, ont rallié la place de la République en fin d'après-midi, dans une ambiance décrite comme "très familiale".

    ©AFP

  • 30 blessés à Paris, des voitures incendiées

    Vers 15h30, La préfecture de Paris fait état de 615 interpellations dont 508 ont entraîné des gardes à vue. Il y a eu 30 blessés à Paris, dont trois parmi les forces de l'ordre.

    Des affrontements violents entre forces de l'ordre et manifestants, qui ont mis le feu à une voiture, se déroulent avenue Marceau, près des Champs-Elysées. Une supérette a été pillée boulevard Haussmann. Plus à l'est, plusieurs centaines de personnes participaient dans le calme à la "marche pour le climat", partie de la place de la Nation en direction de la place de la République.



    Les pompiers de Paris sont intervenus pour éteindre plusieurs voitures en feu boulevard de Courcelles, dans le centre de la capitale.

    ©AFP



    Un policier a été blessé par des manifestants lors de heurts sur la zone commerciale de Langueux, dans les Côtes d'Armor, selon la préfecture.

    La préfecture de Haute-Garonne a recensé 3.200 manifestants en milieu d'après-midi, dont 2.000 à Toulouse. Vingt personnes ont été interpellées dans le département avec différentes armes - bombes artisanales, armes blanches, marteaux, gourdins - en leur possession.

    A Marseille, les forces de l'ordre ont utilisé des grenades lacrymogènes sur le Vieux-Port alors que plusieurs centaines de Gilets jaunes, dont une délégation a été reçue samedi matin à la préfecture des Bouches-du-Rhône, se rapprochaient de la  mairie de la ville.

  • Tentative d'attaque du Drugstore Publicis (vidéo)

    Des manifestants, certains vêtus de "gilets jaunes", ont tenté samedi d'incendier la façade du Drugstore Publicis situé en haut des Champs-Elysées à Paris, où la tension montait d'un cran, ont constaté des journalistes de l'AFP.
    Des manifestants ont incendié des sapins qu'ils ont placés contre la façade dont plusieurs protections en bois ont été arrachées.

    En début d'après-midi, ils se servaient des panneaux de bois comme de bouclier face aux forces de l'ordre. 



    Quelques-uns sont entrés dans le Drugstore avant que les forces de l'ordre ne repoussent quelques dizaines de manifestants à l'aide de grenades lacrymogènes. Une jeune femme blessée à la tête en face du Drugstore a été évacuée.
    Des policiers ont investi l'établissement pour empêcher les manifestants de pénétrer dans le magasin par la vitrine brisée et certains tirent des flashballs, selon des journalistes de l'AFP. Un homme a été blessé.

    Dans des rues près de la place de l'Etoile, quelques carcasses de voitures brûlées gisent sur la chaussée. Des vitrines de magasins (une agence immobilière, une boutique d'équipement de golf) ont été brisées avenue Marceau. 
    Un "gilet jaune" quitte les Champs-Elysées et lance à une jeune femme qui marche dans l'autre sens: "On part, on est là depuis ce matin". "T'inquiète, on arrive, on est la relève", lui répond-elle.

  • Le point en milieu d'après-midi

    • Après une matinée relativement calme, des heurts ont éclaté samedi à différents endroits de la capitale lors de la quatrième grande journée de mobilisation des "gilets jaunes", placée sous très haute sécurité. Des gaz lacrymogènes aux abords des Champs-Elysées, le Drugstore de Publicis de l'avenue attaqué, des vitrines brisées avenue de Friedland, une barricade enflammée sur les Grands-Boulevards où les véhicules blindés de la gendarme ont été déployés.  

    • Les manifestants sont un peu moins nombreux que la semaine dernière à la même heure: 31.000 en France (contre 36.000 le 1er décembre), dont 8.000 à Paris, selon le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez. Prenant les devants, les autorités ont renforcé les contrôles en amont: plus de 700 personnes ont été interpellées dont 581 à Paris (423 gardes à vue) principalement car elles étaient en possession de marteau, de boules de pétanque, de pavés, de masques.

    • Coupée dans le sens Bordeaux-Paris dans la nuit, l'A10 a été rouverte en milieu de journée. 

    • Des dizaines de personnes ont été interpellées à Grenoble, Toulouse et Bordeaux. Deux mille "gilets jaunes" ont défilé à Marseille, 500 à Nice, où ils ont observé une minute de silence devant le palais de la Méditerranée "pour tous les morts et blessés des manifestations depuis trois semaines".

    • Silencieux toute la semaine, Emmanuel Macron ne s'exprimera qu'en "début de semaine prochaine". Les concessions du gouvernement, notamment l'annulation de l'augmentation de la taxe sur les carburants, semblent n'avoir eu aucun effet, si ce n'est d'avoir fragilisé le Premier ministre Édouard Philippe qui défendait une simple suspension avant d'être brutalement désavoué par l'Elysée. L'exécutif craint aussi une extension de la contestation à d'autres secteurs, notamment chez les agriculteurs et dans l'éducation. 
  • Donald Trump réagit à nouveau sur Twitter

    Le locataire de la Maison-Blanche a une nouvelle fois critiqué, en filigrane, Emmanuel Macron en indiquant que "les accords de Paris ne semblaient pas bien fonctionner pour Paris", dans un tweet publié samedi.


  • Nombreux blocages sur les routes et autoroutes françaises

    Echangeurs bloqués, déviations, sorties obligatoires : le réseau routier et autoroutier français connaissait de nombreux points de perturbations marquant samedi l'acte IV de la mobilisation des "gilets jaunes".

    Dans un tweet, la gendarmerie nationale signalait en milieu de journée que plus de 5.000 personnes avaient été contrôlées sur les axes et péages avec de "nombreuses interpellations d'individus violents porteurs d'objets dangereux".

    Sur l'A6, au niveau de Villefranche-sur-Saône, l'autoroute était coupée dans les deux sens, et ce depuis 4H30, selon un porte-parole d'Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) qui ne s'engageait pas sur une heure de retour à la normale.

    Coupée dans le sens Bordeaux-Paris, après une action des "gilets jaunes" durant la nuit de vendredi à samedi, l'A10 a été rouverte en milieu de journée selon la préfecture de la Gironde. Une centaine de manifestants avaient mis le feu à des palettes et des pneus de minuit à 4h00 du matin à hauteur de Saint-André-de-Cubzac, au nord de Bordeaux. 

    En revanche, sur l'A10 toujours, entrées et sorties de Châtellerault nord dans la Vienne restaient fermées.

    En Nouvelle-Aquitaine encore, à Agen, la circulation était bloquée à la barrière de péage de l'A62. En Charente-Maritime, une opération "péage gratuit" était en cours à Tonnay-Charente et à Limoges, une des sorties de l'A20 était bloquée.

    A la frontière franco-espagnole, les "gilets jaunes" avaient établi un barrage filtrant au péage de Biriatou, bloquant les camions venant de l'Espagne, selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Perturbations aussi autour de Bayonne sur l'A63.

    Sur l'A7, des accès étaient toujours interdits notamment aux niveaux de Montélimar, Bollène et Orange, tandis que sur l'A9, l'échangeur restait fermé dans les deux sens à Narbonne Sud.

    Le réseau relevait aussi des opérations de filtrage sur la Côte d'Azur, notamment toujours aux péages de Bandol et de la Ciotat sur l'A50.

    Au total, Vinci recensait "de fortes perturbations" et "des opérations de filtrage" sur plus d'une vingtaine d'autoroutes de son réseau, la circulation étant parfois impactée par des rassemblements de "gilets jaunes" à proximité des échangeurs.

  • Grenoble: un des leaders des "gilets jaunes" en garde à vue

    Un des leaders des "gilets jaunes" de Grenoble, Julien Terrier, a été interpellé samedi matin et placé en garde à vue à la mi-journée à l'hôtel de police de Grenoble, a-t-on appris de source policière. 

    Il lui est reproché d'avoir organisé une manifestation illégale, a précisé cette même source.

    Une quinzaine de personnes ont été au total interpellées depuis le début de la matinée à Grenoble, où la situation est tendue. D'après une source policière, huit ont été placées en garde à vue, pour avoir participé à un groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens.

    Après l'arrestation de Julien Terrier, environ 500 manifestants se sont rassemblés en soutien devant l'hôtel de police, a précisé une autre source policière. La mobilisation se poursuit en ce moment dans le centre-ville.

  • Plus de 700 interpellations en France, dont 575 à Paris

    Il y avait samedi à la mi-journée 31.000 "Gilets jaunes" lors de la quatrième journée de mobilisation en France, dont 8.000 à Paris, et plus de 700 interpellations avaient été effectuées, dont 575 à Paris, un chiffre "totalement inédit", a déclaré sur France 2 le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez.

    "Au même moment, la semaine passée, nous étions à 36.000, donc une baisse de participation à la mi-journée", a-t-il ajouté. "Que les casseurs ne se fassent pas d'illusions : nous sommes prêts, déterminés, les policiers sont très motivés, il yaura de nombreuses interpellations." 

    ©AFP


    Des contrôles préventifs, dont des fouilles de sacs et dans les voitures aux péages, ont permis de saisir des objets comme des boules de pétanque destinés à être lancés sur les forces de l'ordre, a ajouté Laurent Nunez.
    Vingt-neuf personnes appartenant à la mouvance d'ultradroite et d'ultra gauche, des "meneurs", ont aussi été interpellées préventivement, a-t-il dit.

  • Première confrontation entre les manifestants et la police à Bruxelles

    Une première confrontation entre les membres des gilets jaunes et la police a éclaté samedi à la mi-journée rue Montoyer à Bruxelles, a constaté un correspondant de Belga. Le groupe qui se situait à proximité du rond-point Schuman rejoint les autres manifestants entre Trône et Arts-Loi. Quelque cinq cents gilets jaunes ont remonté la rue de la Loi en direction de la place Schuman, mais ils se sont retrouvés bloqués par les forces de l'ordre.

    Les manifestants se sont ensuite rendus à la rue Belliard via les rues adjacentes, mais elle a également été bloquée. Un petit groupe de manifestants a réussi à forcer le cordon de police, après quoi un affrontement a éclaté. De bouteilles et un panneau de signalisation ont été projetés sur les policiers.

    Les agents ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Entre-temps, le calme est revenu dans la rue Montoyer. Les gilets jaunes poursuivent leur manifestation. Actuellement aucune information n'a été donnée sur d'éventuels blessés. Plusieurs centaines de gilets jaunes qui s'étaient regroupés dans un premier temps à proximité du rond-point Schuman rejoignent l'autre groupe de manifestants. Ils bloquent le passage des voitures dans le tunnel Trône. Les deux groupes se retrouvent entre Trône et Arts-Loi. 


     

  • BRUXELLES Le rond point Schuman bouclé

    Dans le centre de Bruxelles, le rond point schuman est complètement bouclé par la police interdisant tout accès au quartier des institutions européennes, y compris pour les riverains. 

    Des rassemblements sporadiques de gilets jaunes se font dans le quartier après l'appel à manifester lancé ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Un peu plus d'une centaine de membres du mouvement des gilets jaunes se trouvent actuellement sur la petite ceinture de Bruxelles. Vers 11h45, ils se trouvaient au niveau de la rue Belliard et se dirigaient vers la rue de la Loi. Les manifestants sont surveillés à distance par la police. Pour le moment, aucun incident n'est signalé.

    Des fouilles systématiques ont été organisées par la police dans les grandes gares bruxelloises. Selon la SNCB, plusieurs trains ne s'arrêtent plus à la gare centrale. 

  • Des manifestations partout en France mais dans le calme

    Les gilets jaunes ont manifesté un peu partout en France mais généralement dans le calme. Dans la plupart des grandes villes, les manifestants scandent des slogans hostiles au gouvernement et à Emmanuel Macron. Mais sans confrontation avec les forces de l'ordre. 

    Plusieurs barrages ont été posés sur les grands axes routiers. 

  • Plus de 200 personnes en garde à vue à Paris

    Une peu plus de 210 personnes ont été placés en garde à vue à Paris dans le cadre des manifestations des gilets jaunes à Paris pour plus de 350 interpellations a déclaré Edouard Philippe depuis la cellule de crise du gouvernement français au ministère de l'Intérieur Pace Beauvau. 

  • BRUXELLES Le rond-point Schuman sous surveillance. Une cinquantaine d'arrestations

    Ambiance calme ce matin aux abords du siège de la Commission européenne au rond point Schuman à Bruxelles. 

    La police a procédé a environ une cinquantaine d'arrestations en différents lieux de Bruxelles, a indiqué samedi dès 10H30 la porte-parole de la police de Bruxelles Ilse Van de keere. Les premières arrestations ont eu lieu à la gare du Midi et à la gare Centrale, ainsi que dans le quartier européen. Deux personnes ont notamment été interpellées rue de la Loi.

     

  • La tension monte d'un cran à Paris

    Premières tensions à Paris aux abords de l'avenue des Champs Elysées avec des jets de gaz lacrymogènes dans les rues adjacentes des Champs Elysées. Des gilets jaunes tentent également de bloquer le périphérique parisien. 

    ©AFP

  • BRUXELLES La station de métro Parc fermée et des lignes de bus fortement ralenties

    La station de métro Parc est fermée, les métros ne s'y arrêtent pas. Mais les métros roulent toutefois normalement, indique la STIB samedi à 10h15. Aucun impact n'est encore constaté sur la circulation des trams pour l'instant. Les lignes de bus 21, 27, 49, 50, 60, 78, 80 sont fortement ralenties. Le tunnel Reyers-Centre est fermé à la circulation à partir de la E40-A3, précise de son côté Bruxelles Mobilité sur Twitter. "Des embarras de circulation sont à prévoir" alors que les gilets jaunes s'apprêtent à mener une importante action à Bruxelles, indique encore Bruxelles Mobilité.

  • Un syndicat lycéen porte plainte après les arrestations de Mantes-la-Jolie

    Le syndicat lycéen UNL-SD a déposé une plainte après l'arrestation jeudi de 151 jeunes à Mantes-la-Jolie dans des conditions controversées, notamment pour "violences sur mineurs de 15 ans et plus par personne dépositaire de l'autorité publique", ont annoncé samedi ses avocats dans un communiqué.

    Cette plainte, déposée auprès du procureur de la République de Versailles, vise également des faits d'"actes de torture et de barbarie sur mineurs par personne dépositaire de l'autorité publique et en réunion", "violations de libertés individuelles" et "diffusion illégale d'images de personnes identifiables mises en cause dans une procédure pénale".

    Au total, 151 jeunes âgés de 12 à 21 ans ont été interpellés jeudi aux abords d'un lycée de cette ville des Yvelines (ouest de Paris) où des heurts ont eu lieu au cours de mobilisations contre les réformes du gouvernement. La grande majorité d'entre eux a entre 16 et 18 ans. Leur interpellation a été filmée par un auteur jusque-là inconnu et les images diffusées sur internet.

    Mantes-la-Jolie

    Sur ces images, des dizaines de lycéens, en rang, à genoux dans la terre et les mains sur la tête, sont tenus en respect par des policiers. D'autres, face tournée contre un mur, ont les mains attachées dans le dos. "Voilà une classe qui se tient sage", s'exclame une voix derrière la caméra.Toutes les gardes à vue avaient été levées vendredi en milieu d'après-midi et, parmi les interpellés, au moins deux tiers ont été relâchés après un simple rappel à la loi.

    Côté préfecture, on a assumé pleinement le recours à une telle méthode. Certains jeunes interpellés "avaient mis le feu, extrait des bonbonnes de gaz d'un pavillon la veille, étaient armés au moment de l'interpellation d'armes blanches, pour certains de bâtons", a détaillé le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot. "Je ne dis pas que c'est la méthode la plus optimale, je dis qu'elle n'est pas contraire aux lois et règlements", a-t-il insisté. Les avocats du syndicat lycéen demandent en outre le dépaysement de la procédure, expliquant qu'elle visait des fonctionnaires de police et pouvait impliquer des membres des services du parquet de Versailles. Le Défenseur des droits a de son côté annoncé l'ouverture d'une enquête.

  • Edouard Philippe au ministère de l'Intérieur

    Le Premier ministre français Edouard Philippe s'est rendu à 10h00 au ministère de l'Intérieur, place Beauvau, a annoncé son entourage au début de la mobilisation à haut risque des "gilets jaunes" samedi. Le chef du gouvernement doit "faire un premier point de situation avec le ministre (de l'Intérieur Christophe Castaner), le préfet de police et l'ensemble des préfets de zone de défense", indique Matignon.

  • De nombreux objets saisis lors des fouilles

    De nombreux objets ont été saisis par les policiers lors de fouilles aux abords de la capitale française et du centre de Paris, comme des boules de pétanque. 

  • 1.500 gilets jaunes à Paris

    On dénombre 1.500 manifestants du mouvement des gilets jaunes pour l'instant à Paris, qui se déplacent sur les grandes avenues de la capitale française entre l'Arc de Triomphe et la Place de la Concorde. Pour l'instant, la situation reste calme, les manifestants et les forces de l'ordre restent face à face sans provocation, ni heurts. 

    A l'heure actuelle, cette manifestation redoutée semble un semi échec pour le mouvement qui dure depuis 4 semaines. Semi-échec en raison de la faible participation, mais semi-réussite aussi puisque la situation reste calme. 

  • L'E40 bloquée à la frontière franco-belge

    La E40 est bloquée par les gilets jaunes à la hauteur de la frontière belgo-française entre Adinkerque et Ghyvelde tôt le matin. Les conducteurs doivent sortir de l'autoroute, emprunter la sortie d'Adinkerque et suivre la déviation mise en place, a fait savoir le centre flamand pour le trafic, Vlaams Verkeerscentrum. Les gilets jaunes ont installé un barrage sur la E40 entre Adinkerque et Ghyvelde tôt le matin.

    Le blocage à Ghyvelde en direction de la Belgique est maintenant levé, mais en direction de la France, la route est toujours complètement bloquée.

    Une équipe de la police locale est présente pour détourner le trafic afin d'éviter les embouteillages. Le Vlaams Verkeerscentrum indique que des retards peuvent être possibles sur les itinéraires de déviation. Les conducteurs sont invités à suivre les instructions de la police. La police routière fédérale est également présente.

    Certaines personnes auraient été arrêtées du côté français de la frontière. Comme la semaine dernière samedi, les gilets jaunes prévoient des actions sur différents sites en France et en Belgique. Bruxelles se prépare également pour une nouvelle action des gilets jaunes.

  • 343 interpellations

    Le nombre d'interpellations préventives à Paris s'élèvent maintenant à près de 350. Samedi dernier en fin de journée, lors de la plus violente manifestation on en comptait près de 400. 

    ©REUTERS

  • Les gilets jaunes arpentent les grands boulevards

    Les gilets jaunes parcourent les grands boulevards parisiens sans provoquer ni affronter les forces de l'ordre

  • Des fuites sur le dispositif policier

    Une partie du dispositif de sécurité des forces de police prévu pour faire face à la mobilisation attendue des "gilets jaunes" a fuité sur internet, a confirmé samedi à l'AFP la préfecture de police, précisant que le procureur avait été saisi.

    "Une note de service de la DSPAP (Direction de la sécurité et de proximité de l'agglomération) relative au dispositif a été divulguée sur internet. Il s'agit d'une note technique qui fait l'objet d'une large diffusion", a précisé cette source.Selon cette même source, cette note ne concerne "qu'une partie du dispositif, en l'occurrence les équipes les plus légères et les plus mobiles qui ont vocation à rayonner rapidement sur l'ensemble du territoire".

    "Il a été tenu compte" de cette fuite "dans le déploiement du dispositif", a-t-elle poursuivi, la jugeant "inacceptable" et précisant que le procureur avait été saisi. Partout dans l'Hexagone, des mesures de sécurité exceptionnelles ont été décrétées, notamment à Paris où les scènes de guérilla urbaine du week-end dernier ont stupéfié le pays et l'étranger.

    89.000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés, dont 8.000 à Paris, pour éviter de tels débordements.

  • 278 interpellations

    Quelque 278 personnes ont été interpellées samedi à Paris avant 08H40 et le début de la mobilisation à haut risque des gilets jaunes, a indiqué la préfecture de police. Les autorités qui craignent de voir se reproduire dans Paris les scènes d'émeute urbaine ont renforcé les contrôles dans les gares et pratiquent la fouille systématique aux abords des lieux de manifestation. 

  • "N'allez pas à Paris ce week-end"

    Les Affaires étrangères incitent les voyageurs belges à reporter leur séjour à Paris ce week-end en raison des actions prévues par le mouvement des gilets jaunes.

    Pour les personnes qui se trouveront malgré tout dans la capitale française, il est conseillé d'éviter les foules et de s'éloigner de tout rassemblement.

    Il est également recommandé de ne pas se rendre sur les lieux symboliques et autres zones touristiques:

    • L'Arc de Triomphe
    • Les Champs-Elysées
    • Le boulevard Haussman
    • Le boulevard Rivoli
    • La Concorde
    • Le Champ de Mars
    • La Bastille
    • République
    • Nation
  • 1000 policiers mobilisés à Bruxelles ce samedi

    Bruxelles se prépare à une nouvelle manifestation des gilets jaunes ce samedi.

    Quels quartiers éviter?

    Quelle sera l'ampleur du mouvement?

    Les gilets jaunes français feront-ils le déplacement?

    ->Toutes les infos ici

  • Paris et Bruxelles sur les dents

    Paris et la France (et peut-être Bruxelles) s'apprêtent à vivre une nouvelle journée de manifestation des gilets jaunes. L'alerte maximale est décrétée en France et Paris a commencé à se barricader à la veille d'un nouveau samedi de manifestations des "gilets jaunes", une crise qui déchire le pays et sidère le monde."Ces trois dernières semaines ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs", a estimé vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

    Face au risque d'une nouvelle explosion de violences et à une "stratégie du chaos" du gouvernement, un des représentants des "gilets jaunes libres", Benjamin Cauchy, a appelé à ne pas aller manifester à Paris, estimant que ce rendez-vous était "un traquenard".

    La crainte de débordements est telle que les Affaires étrangères belges ont déconseillé de ses rendre à Paris ce samedi.

    A Bruxelles aussi, une manifestation des gilets jaunes est attendue. La police a mobilisé 1000 policiers pour parer à tout débordement.

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