Acte 18 : "Tous ceux qui étaient là se sont rendus complices " (Macron)

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Selon le président français, qui a interrompu son week-end au ski pour revenir à Paris après le regain de violence de l'Acte 18, "tous ceux qui étaient là se sont rendus complices" du saccage d'une partie des magasins, restaurants ou d'une succursale bancaire des Champs-Elysées.

Mitraillé par l'opposition qui dénonce "l'incompétence" de l'exécutif, Emmanuel Macron a dû écourter son week-end de ski samedi et promis des "décisions fortes" en réponse aux dégâts commis sur les Champs-Elysées lors de l'acte 18 des "gilets jaunes".

"Nous avons aujourd'hui des gens qui essayent par tous les moyens (...) d'abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer", a affirmé samedi soir le chef de l'Etat depuis la cellule de crise du ministère de l'Intérieur.

"Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement la journée d'aujourd'hui montre que sur ces sujet-là et ces cas-là, nous n'y sommes pas", a-t-il admis.

Pour lui, "tous ceux qui étaient là se sont rendus complices" du saccage d'une partie des magasins, restaurants ou d'une succursale bancaire des Champs-Elysées, mené par quelque 1.500 personnes, dans une journée qui a rassemblé plus de 32.000 "gilets jaunes" en France.

Une mise au point en fin de soirée alors que l'opposition de droite à tiré toute la journée à boulets rouges sur l'exécutif, fustigeant "l'incompétence" du président dont les photos prises vendredi le montrant souriant sur les pistes de ski ensoleillées de la Mongie tournaient en boucle dans les médias et sur les réseaux sociaux samedi.

"Comment peut-on imaginer dans un autre pays de telles scènes de chaos avec le président de la République qui continue de skier ? C'est une question de positionnement, à la fois Paris qui brûle et à la fois le président à la Mongie", a notamment dit Laurence Sailliet, porte-parole de LR. 

"Complices" 

Le chef du gouvernement a réaffirmé "l'objectif de totale fermeté" du gouvernement contre "plusieurs milliers de personnes très déterminées, qui sont là pour créer le désordre". Des "professionnels de la casse et du désordre" pour le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

"Exacerber les tensions"

Certains "gilets jaunes" dénoncent une volonté de discréditer et de réprimer le mouvement qui demande depuis quatre mois davantage de justice sociale et fiscale.

Thierry Paul Valette, fondateur de Gilets jaunes citoyens et candidat aux élections européennes, a dit se désolidariser "de ces actes de violence d'une extrême gravité", tout en demandant une "concertation en urgence vers une sortie de crise" avec Emmanuel Macron.

"La ligne que défend M. Macron" est celle "qui a exacerbé les tensions, qui a creusé les inégalités, qui a finalement mis le feu au poudre d'un mouvement qui aujourd'hui ne s'interrompt pas", a estimé Olivier Faure, premier secrétaire du PS.

La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo a demandé à être reçue par le Premier ministre "afin d'évoquer avec lui les mesures qu'il envisage de prendre pour sortir de la crise et protéger Paris".

Du côté des Verts aussi, Julien Bayou, porte-parole d'EELV a estimé sur BFMTV que "Christophe Castaner n'a pas le niveau pour ce poste. On a un problème Castaner, c'est tout simplement irresponsable et très dangereux d'attiser et de provoquer les gilets jaunes".

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