Au Royaume-Uni, la loi migratoire est sur les rails

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Malgré le Covid-19, et malgré le blocage des négociations commerciales avec l’Union européenne, le Royaume-Uni de l’après-Brexit continue de prendre forme. Annoncé pendant la campagne référendaire de 2016, le nouveau système de contrôle de l’immigration est en passe d’être validé.

Une première version de cette loi, dénommée "Immigration and Social Security Co-ordination (EU Withdrawal) Bill", a été votée à la chambre des Communes et va poursuivre son chemin parlementaire. Inspirée du modèle australien à points, elle fera passer les hauts niveaux de qualification en priorité, et obligera les candidat(e)s à avoir obtenu au préalable un emploi et des revenus d’au moins 25.600 livres (environ 28 000 euros) par an. Des points supplémentaires pourront être accordés selon certains critères, liés notamment au niveau d’anglais et aux besoins sectoriels.

Inspirée du modèle australien à points, la nouvelle loi fera passer les hauts niveaux de qualification en priorité.

Cette loi, qui officialise la fin de la liberté de circulation consécutive à la sortie de l’Union européenne, n’est toutefois pas uniquement liée à Boris Johnson puisque Theresa May avait déjà essayé de la faire voter au Parlement en décembre 2018. La mise en minorité de son gouvernement avait suspendu son examen.

En nette minorité au Parlement, le Labour critique cette loi qui stigmatise selon lui la main-d’œuvre des secteurs essentiels, à un moment où ceux-ci n'ont jamais été aussi importants pour le pays.

La ministre de l’Intérieur Priti Patel présente cette loi comme un moyen de limiter le recours au “travail à faible niveau de qualification et à bas coûts, qui a clairement dominé l’immigration et le marché du travail depuis trop longtemps dans ce pays."

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