Clameurs de joie à Barcelone

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A Barcelone, plusieurs dizaines de milliers d'indépendantistes ont laissé exploser leur joie à l'annonce de la déclaration d'indépendance de la région.

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants indépendantistes massés à l'extérieur du parc abritant le parlement catalan à Barcelone ont salué par des clameurs de joie l'annonce de la proclamation d'une République catalane ce vendredi après-midi.

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La séance parlementaire était retransmise en directe sur des écrans géants sur deux artères emplies de manifestants à l'extérieur du parc de la Ciutadella, dans le centre de la deuxième ville d'Espagne. Des hourras, des applaudissements et le cri "indépendance" en catalan se sont élevés de la foule des électeurs indépendantistes - de l'extrême gauche au centre-droit - au moment où était annoncé le résultat du vote proclamant la Catalogne "Etat indépendant prenant la forme d'une République".

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Elle a été approuvée par 70 députés sur 135, au grand dam des élus d'opposition qui avaient majoritairement quitté l'hémicycle et boycotté le scrutin.

Sablant le "cava" (mousseux) catalan et s'embrassant, les manifestants ont entonné tous ensemble, avec une grande ferveur, l'hymne de la Catalogne, la plupart le poing levé. "Ca nous a tellement coûté d'arriver à ce moment", a témoigné Judith Rodriguez, travailleuse sociale de 38 ans, les larmes aux yeux. "Je suis très émue d'aller enfin de l'avant, de pouvoir construire une République, un pays nouveau, à partir de zéro".

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Portant un tee-shirt "fem pais" (faisons un pays), elle assurait ne pas craindre l'application de l'article 155 devant permettre au gouvernement central de Mariano Rajoy de prendre le contrôle de la région.

A Madrid, le Sénat espagnol a voté à 16h10 pour permettre au gouvernement de suspendre l'autonomie de la Catalogne, une mesure sans précédent en 40 ans de démocratie. Le gouvernement veut destituer l'exécutif régional, contrôler la police et mettre sous tutelle le parlement régional.

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Le conjoint de Judith Rodriguez, Jose Ligero, gestionnaire immobilier de 43 ans, se disait conscient de l'incompréhension de la communauté internationale: "Je comprends que nous sommes allés sur un chemin qui n'est pas bien vu dans d'autres parties du monde, mais nous n'avons pas eu le choix, ça n'a pas été porté par les politiques mais par la rue", a-t-il assuré.

Les grandes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural, dont les dirigeants avaient été placés en détention pour "sédition" à la mi-octobre, avaient lancé des appels à manifester devant le parlement catalan.

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