Critiquée de toutes parts, Theresa May se défend

©AFP

La Première ministre britannique se dit "agacée" par les spéculations sur son avenir politique, affirmant se focaliser sur les discussions avec l'Union européenne. Le débat pour ou contre un second référendum ne faiblit pas.

Que va devenir Theresa May? Va-t-elle garder son poste jusqu'au bout des négociations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne? La question est sur toutes les lèvres alors que la Première ministre britannique est confrontée par une fronde au sein de son propre parti.

Interrogée sur la BBC, l'intéressée balaye la polémique, préférant se concentrer sur un accord de sortie à six mois du Brexit. "Je suis quelque peu agacée mais ce débat ne concerne pas mon avenir, ce débat porte sur l'avenir des citoyens britanniques et l'avenir du Royaume-Uni", a affirmé la dirigeante, qui défend le maintien d'une relation commerciale étroite avec les 27. "C'est s'assurer que nous obtenions ce bon accord de la part de l'UE, qui est bénéfique pour les citoyens britanniques où qu'ils vivent au Royaume-Uni. C'est ce qui est important pour nous".

Theresa May en a profité pour tacler au passage l'ex-ministre des Affaires étrangères qui a, selon elle, usé d'un langage "complètement inapproprié" en comparant son plan pour le Brexit à une "ceinture explosive" attachée au Royaume-Uni. Pour mémoire, Boris Johnson a claqué en juillet la porte du gouvernement pour marquer son désaccord avec le plan de Chequers proposé par la Première ministre. Ce plan prévoit de maintenir une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit, prévu le 29 mars prochain.

©Thomson Reuters

Londres en faveur d'un second référendum

De son côté, le maire de Londres Sadiq Khan a plaidé ce dimanche pour un second référendum sur le Brexit, avertissant que la Grande-Bretagne risquait la déroute hors de l'Union européenne sans accord. Il estime ainsi que le temps "passe rapidement" alors que le gouvernement de la Première ministre Theresa May avait l'air "mal préparé".

"Je ne crois pas May dispose d'un mandat pour jouer de manière aussi flagrante avec l'économie et les moyens de subsistance des gens", a déclaré ce membre du parti travailliste d'opposition, qui avait fait campagne en faveur du maintien dans l'UE en 2016. Il a prévenu que ne pas parvenir à un accord avec la Commission ou aboutir à un mauvais texte pourrait entraîner la perte de 500.000 emplois.

Selon le maire de Londres, les hôpitaux pourraient également être en manque de personnel et des entreprises voir leur affaires en danger et la police devoir se préparer à des émeutes.

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