Deux ans après, Paris se souvient de ses 130 morts et 420 blessés

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Le président français, Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, de son prédécesseur François Hollande et de la maire de Paris, Anne Hidalgo, a assisté à une série d'hommages aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

Il y a deux ans. Un vendredi soir. Des groupes terroristes semaient la terreur dans Paris: au Stade de France, au Bataclan et sur les terrasses de divers restaurants et bars de la capital. Aujourd'hui, le président, Emmanuel Macron, la maire de Paris, Anne Hidalgo, mais aussi François Hollande et des ministres assistaient à une série d'hommages aux 130 morts et quelque 420 blessés de ces attaques.

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"Depuis les attentats, la France a tenu, en restant fidèle sa façon de vivre", a déclaré le Premier ministre, Edouard Philippe sur France Inter. "Je ne crois pas du tout que la France soit au bord de la rupture. On peut aussi regarder le pays en se disant qu'il a tenu, qu'il a su trouver des réponses juridiques, militaires à certains égards, mais aussi une forme d'attachement à ce qu'il est, d'attachement résolu à une façon d'être, une façon de vivre qui ne veut pas être remise en cause", a poursuivi le chef du gouvernement. "Je constate que la France est toujours la France."

 

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Le Président a souhaité se rendre sur l'ensemble des six lieux des attaques. Il a d'abord déposé une gerbe et observé une minute de silence aux abords du stade de France, lieu des premières attaques au soir du 13 novembre 2015.

 

Le chef de l'Etat s'est ensuite rendu devant les différents restaurants, Le Carillon, Le Petit Cambodge, La Bonne Bière, le Comptoir Voltaire, la Belle Équipe. Des établissements dont les terrasses avaient fait l'objet de tirs des terroristes.


Vers 11h30, Emmanuel Macron et Anne Hidalgo se sont rendus à la salle de concert du Bataclan, qui depuis a rouvert ses portes. Les noms des 90 victimes - tombées alors qu'elles assistaient à un concert des Eagles of Death Metal - ont été égrenés dans le silence.

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Quelque 600 personnes avaient fait le déplacement. Les sapeurs pompiers de la ville de Paris étaient également présents.

Le Président s'est enfin rendu sur la place de la mairie du XIe arrondissement où l'association de famille de victimes, Life for Paris, organisait une cérémonie se terminant par un lâcher de ballons. Un rassemblement public est aussi organisé à 12h30 devant la mairie.

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Le président a souhaité que ces cérémonies soient sobres. Il n'a donc prévu aucun discours.  La cérémonie intervient moins de deux semaines après la fin de l'état d'urgence et l'entrée en vigueur de la loi antiterroriste.

Où en est l'enquête?

Deux ans après cette tuerie, l'enquête se poursuitLe procureur de la République de Paris, François Molins, et les juges d'instruction "espèrent clore le dossier au printemps 2019". Dans une interview, François Molins a expliqué que le dossier contenait déjà 220 tomes de procédures et plus de 28.000 procès verbaux. 

Une quinzaine de suspects sont toujours mis en examen ou visés par un mandat d'arrêt. Sept individus sont en détention provisoire en France et trois sont sous mandat d'arrêt international. 
La Belgique compte aussi plusieurs suspects dans ses prisons
, puisque les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et du 22 mars 2016 à Bruxelles sont liés à une même cellule jihadiste. Parmi eux: Mohamed Abrini (l'Homme au chapeau de Brussels Airport), Yassine Atar (le frère d'Oussama Atar considéré comme l'artificier) ou encore Mohamed Bakkali proches des frères El Bakraoui, kamikazes de l'aéroport et du métro.

Seul survivant des commandos kamikazes de Paris et arrêté en Belgique, Salah Abdeslam reste muré dans le silence depuis son emprisonnement à Fleury-Mérogis. 

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