L'autorité européenne du travailleur sur les fonts baptismaux

©Photo News

La Commissaire européenne Marianne Thyssen souhaitait voir créer un gendarme, garant de la bonne mobilité des travailleurs au sein de l'Europe. Le parlement abonde dans son sens, reste au Conseil de se prononcer.

C'est un des chevaux de bataille de la Commissaire à l'Emploi Marianne Thyssen: mieux encadrer la mobilité des travailleurs. Elle avait ainsi proposé la création d'une autorité européenne de contrôle qui semble aujourd'hui sur la voie.

La présidence roumaine de l'Union européenne annonce en effet un accord provisoire avec le Parlement européen sur un règlement établissant une Autorité européenne du travail. L'accord sera soumis aux représentants des États membres au sein du Conseil de l'UE pour approbation.

À quoi doit servir cette nouvelle instance?

→ aider les États membres à mettre en œuvre les actes juridiques de l'UE concernant la mobilité de la main-d'œuvre dans l'Union
→ aider à la coordination de la sécurité sociale
→ fournir des informations aux salariés et aux employeurs sur les aspects complexes de la mobilité transfrontalière de la main-d'œuvre
→ faciliter la coopération entre états membres dans la lutte contre le dumping social
→ elle fonctionnera un peu comme un "Europol social", en réunissant des officiers de liaison venant de tous les pays européens

Dotée d'un budget annuel d'environ 50 millions d'euros, cette agence emploiera en théorie quelque 140 personnes. Elle devrait commencer ses travaux avant la fin de cette année et être entièrement opérationnelle à l'horizon 2023.

Chypre, Slovaquie ou Lettonie?

Reste une interrogation: Où siégera cette autorité? Ce point fait débat. Le Parlement européen réclamait d'être associé à ce processus, ce qui n'était pas prévu par les négociateurs du Conseil qui tablaient eux sur un accord ultérieur entre les États membres.

Aucun appel officiel à candidatures n'a pour l'instant été lancé, mais plusieurs pays - Chypre, la Slovaquie et la Lettonie - ont déjà proposé d'accueillir cette agence.

La décision sur le siège sera prise "après l'adoption de l'acte législatif", prévoit l'accord provisoire

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect