La Tour Eiffel enfile un gilet pare-balles

©|Dietmar Feichtinger Architectes

Le chantier visant à protéger l’emblématique monument parisien d’une action terroriste doit s’achever en 2018.

Bien avant que Donald Trump et son épouse ne dînent au mois juillet dernier au premier étage de la Tour Eiffel avec Emmanuel Macron et son épouse, les abords du monument le plus visité de Paris étaient déjà surprotégés. C’est toujours le cas aujourd’hui avec un pourtour de barrières métalliques équipées de caméras.

Ce nouveau chantier vise à ceindre le monument d’une double paroi de verre de trois mètres de haut, afin de protéger d’éventuels tirs terroristes les quelque 7 millions de visiteurs (dont 75% d’étrangers) qui se rendent chaque année à la Tour Eiffel.

Depuis hier cependant, l’installation d’un nouveau chantier de protection est en cours. Il vise à ceindre le monument d’une double paroi de verre de trois mètres de haut, afin de protéger d’éventuels tirs terroristes les quelque 7 millions de visiteurs (dont 75% d’étrangers) qui s’y rendent chaque année. Le deuxième objectif est de préserver la beauté du site, à l’heure actuelle affecté par les baraquements qui filtrent les entrées.

L’initiative vient du propriétaire, la Mairie de Paris. L’exploitation de la Tour Eiffel est confiée à la Sete, une société publique locale dont les parts de capital se répartissent entre la Ville et le Département de Paris, le tout étant contrôlé par la municipalité. Le coût des travaux pointe à 20 millions d’euros, à rapporter à un chiffre d’affaires de 82 millions d’euros (en 2015). L’achèvement du chantier est prévu pour le 13 juillet 2018, veille de la fête nationale.

Rassurer et protéger

20 millions €
Le coût des nouveaux travaux de sécurisation du site est de 20 millions d’euros.

Après les attentats de l’année 2015, malgré les appels à vivre "comme avant" pour ne pas "céder au terrorisme", il demeure indéniable que l’apparence du Paris touristique a changé. Barrières métalliques, présence policière et militaire, le dispositif actuel protège et rassure.

Avec une certaine efficacité puisque l’attentat à la machette, dans les couloirs du Louvre en 2017, a vu l’assaillant neutralisé par les soldats de l’opération Sentinelle. En 2015, le fait que le Stade de France soit clos a probablement évité que les kamikazes restés à l’extérieur ne fassent beaucoup plus de dégâts. Ce qui donne une certaine justification à l’entourage dont va bénéficier la Tour Eiffel.

Il n’en reste pas moins qu’en dehors de son prochain périmètre blindé, les alentours très fréquentés du monument resteront sans doute une zone d’action pour d’éventuels terroristes.

Il n’en reste pas moins qu’en dehors de son prochain périmètre blindé, les alentours très fréquentés du monument resteront sans doute une zone d’action pour d’éventuels terroristes. Au même titre d’ailleurs que les files d’attente qui se forment à l’entrée des musées et sans compter l’ensemble des lieux à haute densité humaine comme les terrasses ou les transports en commun.

Il est donc probable que le chantier en cours vise aussi à protéger un symbole de l’attractivité parisienne, un mobile planétaire de voyage dont la ville et ses commerces tirent de gros profits.

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