La coalition d'Angela Merkel évite une crise majeure

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Les partis de la coalition gouvernementale d'Angela Merkel sont tombés d'accord dimanche sur une réforme du minimum vieillesse qui permet au gouvernement d'Angela Merkel, fragilisé après moins de deux ans d'existence, d'éviter une crise politique majeure.

A l'issue de laborieuses tractations, les conservateurs de la CDU et son allié bavarois CSU d'une part, et les sociaux-démocrates du SPD d'autre part, ont convenu d'une revalorisation du minimum vieillesse pour les personnes qui bien qu'ayant côtisé sans interruption, ne perçoivent qu'une faible pension. "Nous avons trouvé sur ce thème difficile une bonne solution et défendable pour la CDU", a affirmé la présidente de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), Annegret Kramp-Karrenbauer lors d'un point presse avec les dirigeants de la CSU et du SPD. A ses côtés, la présidente par intérim du SPD, Malu Dreyer, a vu dans ce compromis "une étape socio-politique importante".

Depuis des mois, les deux camps se disputaient sur ce sujet brûlant dans une Allemagne confrontée au vieillissement de sa population.  Une crise politique majeure menaçait d'éclater en l'absence jusqu'ici d'entente entre des partenaires affaiblis, confrontés en outre à de fortes réserves en interne.

Deux partis aux abois

Le SPD lutte pour sa survie et doit décider en décembre s'il reste ou pas dans la coalition, ce qui pourrait provoquer des élections anticipées. Le parti, qui entend remettre le cap à gauche pour tenter de regagner une partie de son électorat, doit aussi désigner une nouvelle direction. La CDU pour sa part a enchaîné des revers électoraux régionaux, dont en Thuringe fin octobre, dépassée notamment par l'extrême-droite.

Les deux camps ont décidé dimanche que l'attribution d'une pension minimum serait soumise à un examen complet des revenus de la personne souhaitant en bénéficier.

Du côté des conservateurs, la présidente de la CDU Annegret Kramp-Karrenbauer, qui est aussi ministre de la Défense, est l'objet de critiques plus ou moins voilées en interne. Depuis sa prise de fonction en mars 2018, la coalition d'Angela Merkel apparaît peu solide et certains observateurs s'interrogent sur la capacité de la chancelière de mener encore à bien des réformes après 14 ans au pouvoir. Elle a fait savoir de longue date qu'il s'agissait de son dernier mandat qui doit s'achever à l'automne 2021.

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