Siemens et Alstom officialisent leur fusion dans le ferroviaire

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Le français Alstom et l'allemand Siemens ont décidé de ne former plus qu'une seule superpuissance du ferroviaire. Un Airbus du rail en quelque sorte.

Les groupes français Alstom et allemand Siemens ont officialisé ce mardi la signature d'un protocole d'accord en vue de la fusion de leurs activités ferroviaires, donnant naissance à un groupe de 15,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires programmé pour se battre avec le géant chinois CRRC.

La nouvelle entité, baptisée Siemens Alstom, sera détenue à 50% par le conglomérat industriel allemand mais sera dirigée par l'actuel PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge, précisent les deux groupes dans un communiqué commun. Il s'agit d'une fusion "entre égaux". "Siemens recevra des actions nouvellement émises dans l’entreprise combinée représentant 50% du capital d’Alstom", peut-on lire dans un communiqué. Le groupe sera côté en France et son siège sera installé en région parisienne.

Elle bénéficiera d'un carnet de commandes de 61,2 milliards d'euros, dégagera un résultat d'exploitation ajusté de 1,2 milliard d'euros et une marge d'exploitation ajustée de 8,0%, ajoutent Alstom et Siemens. La fusion, que les deux groupes comptent boucler d'ici la fin 2018, devrait produire des synergies annuelles de 470 millions d'euros au plus tard quatre ans après la réalisation de l'opération et vise une trésorerie nette à la date de réalisation comprise entre 500 millions et 1,0 milliard d'euros, ajoutent-ils.

Bouygues soutient

Bouygues, le principal actionnaire d'Alstom avec 28,2% du capital, a annoncé soutenir l'offre de rapprochement entre les deux groupes. Il s'est également engagé à conserver tous ses titres Alstom jusqu'à l'assemblée générale extraordinaire du groupe français de transport en 2018.

L'Etat français ne sera plus actionnaire. Il confirme qu'il met fin au prêt de titres Alstom consenti par Bouygues selon les termes de l'accord au plus tard le 17 octobre 2017 et qu'il n'exercera pas les options d'achat données par Bouygues.

Cette alliance donne donc naissance au numéro deux mondial - en volume - pour le matériel ferroviaire roulant et au numéro un pour la signalisation, selon le gouvernement français. "Nous mettons l’Europe en œuvre et ensemble avec nos amis d’Alstom, nous créons un nouveau champion européen dans l'industrie ferroviaire pour le long terme. Ceci permettra d’offrir à nos clients dans le monde entier un portefeuille de produits plus innovants et plus compétitifs", a déclaré Joe Kaeser, Président Directeur Général de Siemens.

Les deux groupes avaient déjà essayé de fusionner en 2014, sans succès, Alstom préférant céder ses activités énergie à l'Américain General Electric et recentrer son activité sur le ferroviaire.

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