Accord de la coalition en Italie pour éviter des sanctions européennes

Matteo Salvini, le ministre italien de l'Intérieur et Giuseppe Conte, le chef de l'exécutif. ©REUTERS

Les dirigeants de la coalition au pouvoir en Italie ont trouvé un accord sur la nécessité d'éviter que le pays soit sanctionné par l'Union européenne suite au gonflement de sa dette publique.

Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte et ses deux vice-présidents du Conseil, Matteo Salvini (La Ligue, extrême droite) et Luigi Di Maio (Mouvement 5 Etoiles), se sont réunis dans la nuit afin de trouver un accord pour éviter une procédure d'infraction concernant la dette publique italienne. 

133,7%
du PIB
Selon la Commission européenne, la dette italienne devrait atteindre 133,7% du PIB en 2019.

Les trois hommes ont réussi à se mettre d'accord, a annoncé le président du Conseil. Ils rencontreront le ministre de l'Economie Giovanni Tria "pour élaborer une stratégie à adopter dans les discussions avec l'Europe afin d'éviter une procédure d'infraction pour le pays et d'oeuvrer ensemble à la mise au point du budget."

Pour rappel, Giuseppe Conte avait menacé de démissionner si Salvini et Di Maio ne s'accordaient pas pour trouver un compromis pouvant régler le contentieux avec la Commission européenne qui a, mercredi dernier, menacé l'Italie d'ouvrir une procédure disciplinaire de déficit excessif, cette dernière n'ayant pas respecté les critères de la dette. La dette publique italienne, la deuxième plus élevée de l'UE en proportion du produit intérieur brut (PIB) après celle de la Grèce, a atteint 132,2% du PIB l'an dernier et la Commission estime qu'elle augmentera encore à 133,7% cette année et à 135,2% en 2020.

"Tout va bien"

Il n'y aura ni correction budgétaire ni hausse d'impôts.
Matteo Salvini (La Ligue)
ministre italien de l'Intérieur

"Tout va bien. C'était une bonne réunion", a déclaré Matteo Salvini dans un communiqué. "Notre objectif commun est d'éviter l'infraction tout en préservant la croissance économique, l'emploi et les baisses d'impôts." "Il n'y aura ni correction budgétaire ni hausse d'impôts", a assuré le chef de La Ligue

Et Luigi Di Maio de détailler: "Cela s'est bien passé parce que nous avons fixé certains objectifs: réduire les impôts, approuver une loi sur le salaire minimum et obtenir de bons résultats pour les Italiens." "Le gouvernement continuera si nous sommes capables de répondre aux besoins des Italiens", a-t-il ajouté.

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