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Baisser les impôts grâce aux économies de l'État français

©AFP

Le ministre français de l'Économie, Arnaud Montebourg, propose de consacrer un tiers des 50 milliards d'euros d'économies publiques prévues sur la période 2015-2017 aux ménages sous forme de baisses d'impôts. S'attaquant aux politiques d'austérité imposées par l'UE, il estime qu'il ne s'écarte pas de la ligne du gouvernement.

Lors d'un discours sur le redressement économique de la France, Arnaud Montebourg, ministre français de l'Économie et du Redressement productif, a fustigé les politiques d'austérité imposée selon lui par l'Union européenne et défendu la nécessité d'un rythme moins contraignant de consolidation budgétaire. "Je suis chargé de trouver des solutions pour remettre en marche l'économie" a-t-il déclaré.

Réduire les impôts des ménages

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Sans remettre en cause le programme d'économies de 50 milliards d'euros, il a proposé qu'il serve pour un tiers à réduire les déficits, un tiers à baisser les charges des entreprises et un tiers à réduire la fiscalité des ménages.

Interrogé sur Radio classique, le ministre des Finances, Michel Sapin, a voulu retenir qu'Arnaud Montebourg défendait "les deux piliers qui font la cohérence de la politique gouvernementale", à savoir les baisses de charges pour redresser la compétitivité des entreprises et les économies qui serviront à les financer.

"Il faut se réveiller"

Agenda

Le 14 juillet prochain, François Hollande prendra la parole à 13h15 en direct de l'Elysée. Son entourage décrit un président soucieux de donner des perspectives à un pays déboussolé par la crise et un chômage qui ne recule pas. D'après des sources proches du président, il souhaite retracer le fil du quinquennat, donner un sens aux réformes. Il donnera le programme de la rentrée et les perspectives du quinquennat pour les années 2015 à 2017. Lors de ce discours, il abordera également la mise en oeuvre laborieuse du pacte de responsabilité mené par Arnaud Montebourg.

Arnaud Montebourg a indiqué sur France Inter que ses "coups de griffe" visaient non pas la politique suivie jusqu'à présent "mais l'Union européenne et l'ensemble des dirigeants européens", alors que les résultats de l'UE en termes de croissance sont "catastrophiques".

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"Il faut se réveiller, bouger un peu tout le monde", a-t-il déclaré en ajoutant qu'il était dans son rôle en tant que ministre de l'Économie de ne pas "cacher la misère."

À la question de savoir ce qu'il ferait s'il n'était pas suivi, il a répondu : "Je ne me situe pas dans cette perspective (...) mais on ne peut pas rester dans le statu quo, c'est cela mon message."

 

  

 

 

 

 

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