Falciani absent à son procès

Hervé Faciani ©AFP

Ses révélations ont permis de découvrir des milliers d'évadés fiscaux dans le monde. Le procès du lanceur d'alerte Hervé Falciani s'ouvrait ce lundi. Mais il est ajourné en raison de son absence...

Le procès en Suisse d'Hervé Falciani, l'ex-informaticien franco-italien de la banque HSBC-Suisse accusé d'espionnage économique, s'est ouvert ce lundi mais a été aussitôt ajourné en raison de l'absence de l'accusé, qui s'est toujours posé en "lanceur d'alerte".

Le Tribunal pénal fédéral, situé à Bellinzone dans le sud de la Suisse, a suivi la réquisition du procureur qui a demandé l'ajournement du procès.

Et maintenant? L'ex-informaticien, qui avait annoncé qu'il ne viendrait pas à son procès Bellinzone, sera convoqué une deuxième fois.

La prochaine audience de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral est fixée au 2 novembre prochain. Selon les règles légales, si Falciani, ne vient pas à cette deuxième convocation, le tribunal devra le juger par défaut.

Pourquoi est-il poursuivi?

Falciani est poursuivi par le procureur général de la Confédération "pour soustraction de données, service de renseignements économiques, violation du secret commercial et violation du secret bancaire".

Le procureur fédéral suisse lui reproche "d'avoir, de 2006 à 2008, copié des données bancaires de son employeur", qui était alors la banque HSBC à Genève, "pour ensuite, de 2008 à 2014, les rendre accessibles à des entreprises privées et à des organismes publics de plusieurs pays", dont les autorités fiscales françaises.

Ses révélations ont permis de découvrir des milliers d'évadés fiscaux dans le monde. Il se présente lui comme un "lanceur d'alerte" et il a annoncé il y a plusieurs semaines dans les médias suisses qu'il n'assisterait pas à son procès, vu qu'il risquait d'être arrêté.

L'affaire Falciani a provoqué une crise entre Berne et Paris, lorsqu'il est apparu que les données transmises par l'ex-informaticien avaient été utilisées par le fisc français.

• Parmi les riches contribuables accusés d'avoir fraudé le fisc de leur pays et à avoir été rattrapés par la justice grâce aux listes Falciani, figure Arlette Ricci, 73 ans, héritière des parfums Nina Ricci. Ou encore le banquier Emilio Bottin, qui avait été condamné à payer 299 millions d'euros au fisc espagnol.

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