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"Je nie toute reconsidération du déficit italien"

Le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio. ©Photo News

Le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio, a confirmé l'objectif d'un déficit à 2,4% du PIB en 2019. Il a, par ailleurs, assuré que le gouvernement italien n'avait "aucune volonté de quitter la zone euro et la monnaie européenne."

Le gouvernement populiste italien a promis samedi d'expliquer son budget 2019 vivement critiqué à Bruxelles, tout en répétant son engagement de maintenir le pays dans la zone euro, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un conseil des ministres.

"Le plus important est d'expliquer le budget à nos interlocuteurs européens", a déclaré le chef du gouvernement Giuseppe Conte, alors que la Commission européenne a réclamé des "clarifications" avant lundi midi sur ce budget qui sort largement des clous européens.

Le gouvernement Conte prévoit un déficit à 2,4% du PIB en 2019, contre 0,8% pour son prédécesseur, puis à 2,1% en 2020 (contre 0) et à 1,8% en 2021. Le , vice-Premier ministre, Luigi Di Maioa fermement démenti toute volonté de reconsidérer cet objectif. Or, l'Italie ploie déjà sous une dette de 2.300 milliards d'euros, qui représente quelque 131% de son PIB, le deuxième ratio plus élevé dans la zone euro.

2,4
%
Le gouvernement a annoncé lundi tabler pour l'an prochain sur un déficit budgétaire de 2,4% du PIB, soit trois fois plus que ce que visait son prédécesseur.



"Le climat que nous avons en Europe est un climat de dialogue et de disponibilité et nous avons répété que nous étions confortablement installés en Europe", a pourtant estimé M. Conte.

"Nous sommes convaincus de ne pas avoir gonflés nos chiffres", a-t-il ajouté, alors que les prévisions de croissance du gouvernement sont jugées beaucoup trop optimistes (1,5% en 2019 contre 1% prévu par la plupart des observateurs, dont le FMI). 

"Nous allons expliquer", a renchéri Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), tout en martelant: "Il n'y a aucune volonté de quitter la zone euro et la monnaie européenne".

Affirmation identique de la part de l'autre vice-Premier ministre, Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite): "Il n'y a pas et il n'y aura aucune proposition pour sortir de l'Union et du système de la monnaie unique". 

Les inquiétudes face au budget italien ont cependant poussé l'agence de notation Moody's à abaisser vendredi soir la note de l'Italie d'un cran, pour la faire passer de "Baa2" à "Baa3", le dernier niveau de la catégorie investissement.

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