L'Europe au plus haut depuis la crise de 2008

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Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, est satisfait. Les perspectives économiques n'ont jamais été aussi bonnes depuis 7 ans dans la zone euro. Mais les réformes doivent se poursuivre.

Pour la deuxième année, la BCE a invité banquiers centraux du monde entier et économistes à venir débattre d'un sujet pendant trois jours à Sintra, à 25 kilomètres de Lisbonne. Le thème de cette édition est "inflation et chômage en Europe". A cette occasion Mario Draghi a tenu un discours optimiste sur l'avenir en zone euro. Il a toutefois insisté sur les réformes structurelles à entreprendre. Le mot "réforme" a d'ailleurs été mentionné une quarantaine de fois dans son allocution. Histoire de ne pas oublier. 

Draghi has been counting words pic.twitter.com/pxTA8PIzWZ— Jonathan Ferro (@FerroTV) 22 Mai 2015

Le chemin parcouru depuis la crise de 2008 semble donner plus de force aux volontés réformatrices de la BCE. La politique monétaire de l'organisme européen fait son chemin dans l'économie. Les perspectives économiques en zone euro sont meilleures qu'elles ne l'ont été au cours des sept dernières années. Toutefois, la croissance va rester plus faible que son rythme d'avant la crise. 

"Ce n'est en aucun cas la fin de nos difficultés, et une reprise cyclique ne règle pas à elle seule les problèmes de l'Europe"
Mario Draghi
Président de la BCE


Si l'inflation est clairement la première mission de la BCE, qui s'attache fortement actuellement à la faire remonter grâce à son nouveau vaste programme de rachats de dettes, la baisse du chômage n'entre pas dans le mandat de l'institution monétaire de Francfort, contrairement à son homologue américaine Fed.

Cela n'a pas empêché Mario Draghi d'estimer qu'"en tant que gardien de la monnaie", il avait "un intérêt légitime" à réclamer la mise en œuvre de mesures structurelles, notamment sur le marché du travail, qui permettraient de renforcer la reprise et la résistance de la zone euro aux chocs.

©EPA

Le président de la BCE reste conscient du travail à fournir pour que la crise de 2008 soit définitivement enterrée. "Cela n'élimine pas le poids de la dette qui touche une partie de l'Union. Cela n'élimine pas le haut niveau de chômage structurel qui hante trop de pays. Et cela n'élimine pas le besoin de parfaire le cadre institutionnel de notre union monétaire", a-t-il encore souligné lors du discours de ce vendredi.

 

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