L'Europe prépare sa contre-offensive "si Donald Trump frappe dur"

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La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a promis mardi une forte riposte si Donald Trump décidait de frapper durement l'UE par des mesures commerciales restrictives. De son côté, le président américain ne calme pas le jeu et compte notamment taxer ou limiter les importations d'acier et d'aluminium.

Rien n'a encore été décidé, mais de part et d'autre de l'Atlantique les Américains et les Européens se préparent à muscler le jeu des échanges commerciaux. "Si le président américain Donald Trump frappe dur, nous allons prendre des contre-mesures", a promis la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström en arrivant à une réunion des ministres européens du Commerce à Sofia, où ils comptent évaluer différents scénarios.

Les 28 pays de l'Union européenne sont très inquiets des mesures envisagées par l'administration Trump. Washington a récemment élaboré trois scénarios pour des taxes ou des quotas sur les importations américaines d'aluminium et d'acier, pointant la nécessité de préserver la sécurité nationale et l'emploi aux Etats-Unis.

Des "mesures de sauvegarde" à l'étude en Europe

Le président américain a jusqu'au 11 avril pour trancher le dossier de l'acier et jusqu'au 19 avril pour l'aluminium.

En réponse à ce que pourrait décider Donald Trump, Cecilia Malmström n'a pas exclu l'option des "mesures de sauvegarde". Ces mesures consistent à restreindre temporairement les importations d'un produit pour protéger une branche de production nationale (ou de l'Union européenne en l'occurrence) donnée contre un accroissement des importations d'un produit qui cause ou menace de causer un dommage grave à ladite branche de production.

"Ce serait l'une des options, mais nous devons voir. Pour l'instant, nous ne savons pas ce qu'il va faire et quand il va le faire", a dit la commissaire Malmström.

La Chine prête à riposter aussi

Pékin s'est dit samedi dernier paré à répondre en adoptant les "mesures nécessaires" pour défendre ses intérêts, en cas de sanctions commerciales des Etats-Unis contre les exportations chinoises d'acier et d'aluminium. La Chine produit environ la moitié de l'acier mondial, mais fournit moins de 2% de l'acier importé par les Etats-Unis.

Américains et Européens s'entendent tout de même sur un point: la surproduction chinoise qui a déprimé les cours mondiaux pose problème. Ils dénoncent les généreuses subventions publiques de Pékin au secteur et accusent les sidérurgistes chinois d'écouler leur offre excédentaire à l'étranger en cassant les prix.

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