Publicité
Publicité

La BCE maintient ses taux et confirme l'arrêt des rachats d'actifs

©REUTERS

La BCE indique que ses taux d'intérêt directeurs resteront à leur niveaux actuels au moins jusqu'à l'été 2019.

La Banque centrale européenne a maintenu ses taux au plus bas et confirmé l'arrêt en fin d'année de son vaste programme de rachats nets d'actifs, sauf dégradation majeure de l'économie dans l'intervalle. Le principal taux de refinancement a été conservé à zéro et les banques vont continuer à payer un intérêt négatif de 0,40% sur leurs dépôts excédentaires.

La BCE entend maintenir ses taux directeurs au même niveau "au moins jusqu'à l'été 2019", une échéance définie juste avant l'été et qui devrait être progressivement précisée l'an prochain.

Comme annoncé en juin, les rachats nets de dette publique et privée, lancés en 2015 pour soutenir l'économie, vont se prolonger au rythme de 15 milliards d'euros par mois avant de s'arrêter fin décembre. Il faudra cependant, pour cela, que les prochaines données économiques "confirment les perspectives d'inflation à moyen terme" de l'institut, a rappelé la BCE.

Et ensuite? L'institution monétaire restera active sur le marché après la fin 2018 car elle va renouveler les titres arrivant à échéance "pendant une période prolongée après la fin des achats nets d'actifs", a-t-elle confirmé jeudi.

Le stock des obligations d'Etat et d'entreprises, qui approchera les 2.600 milliards d'euros à fin décembre, sera maintenu pour éviter un durcissement trop précoce des conditions financières.

La BCE face aux perspectives économiques

Lors de sa conférence de presse, Mario Draghi a expliqué que la BCE jugeait "globalement équilibrés" les risques pesant sur la conjoncture en zone euro, malgré la montée des incertitudes et des indicateurs "plus faibles qu'attendu".

"Les dernières informations disponibles, tout en étant un peu plus faibles qu'attendu, demeurent dans l'ensemble cohérentes avec la poursuite d'une expansion généralisée au sein de l'économie de la zone euro et des pressions inflationnistes augmentant graduellement."

En ne touchant pas à cette phrase clé de son discours, le patron de la BCE affiche sa sérénité face "au protectionnisme, aux fragilités des marchés émergents et à la volatilité des marchés financiers", s'abstenant même de mentionner le conflit sur le budget italien parmi ces sources d'"incertitude".

"La vigueur sous-jacente de l'économie continue d'alimenter notre confiance dans le fait que la convergence durable de l'inflation vers notre objectif va se produite et qu'elle se maintiendra même après l'arrêt progressif de nos achats nets d'actifs."

Et quid de l'Italie?

"La situation en Italie pourrait se propager à d'autres pays, mais de manière limitée."

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés