La BCE relève sa prévision de croissance pour 2018 à 2,4%

Sans surprise, la Banque centrale européenne a laissé ses principaux taux directeurs inchangés. Elle a relevé sa prévision de croissance en zone euro pour 2018 et a réduit celle de l'inflation pour 2019 à 1,4%.
  • Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de Mario Draghi

    La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé ce jeudi sa politique monétaire ultra-accommodante en maintenant ses taux directeurs au plus bas, mais a renoncé à son engagement à augmenter si nécessaire le montant mensuel de ses rachats d'actifs, effectuant ainsi un petit pas vers l'arrêt de cette mesure non conventionnelle.

    Elle abaisse sa prévision d'inflation pour 2019 à 1,4%, mais relève sa prévision de croissance en zone euro pour 2018 à 2,4%. La BCE s'est dit aussi préoccupée pour le commerce par "l'état des relations internationales".

    Son président, Mario Draghi, a donné une conférence de presse. En voici les principaux extraits:

    • Différends commerciaux

    "Nous sommes convaincus que les différends devraient être débattus et résolus dans un cadre multilatéral, les décisions unilatérales sont dangereuses."

    • Droits de douane

    "Si vous imposez des droits de douanes à (ceux) qui sont vos alliés, l'on peut se demander qui sont vos ennemis."

    • Conséquence de droits de douane

    "Les conséquences sur la confiance sont très difficiles à évaluer. Mais si l'effet sur la confiance est négatif, cela sera négatif à la fois sur l'inflation et sur les perspectives (de croissance)."

    • Les risques pour la croissance

    "Les risques entourant les perspectives de croissance de la zone euro sont évalués comme globalement équilibrés."

    • Protectionnisme

    "La dynamique cyclique positive qui prévaut actuellement pourrait conduire à une croissance plus forte à court terme. D'un autre côté, les risques baissiers continuent d'être liés en premier lieu à des facteurs extérieurs, y compris la montée du protectionnisme et les développements sur le marché des changes et d'autres marchés financiers."

    • La stimulation monétaire

    "Un ample degré de stimulation monétaire reste nécessaire pour que les pressions inflationnistes sous-jacentes continuent d'augmenter et soutiennent les évolutions de l'inflation publiée à moyen terme. Ce soutien monétaire qui se poursuit est apporté par les achats nets d'actifs, par le stock conséquent d'actifs achetés et les réinvestissements à venir et la communication avancée sur les taux d'intérêt."

    • L'inflation sous-jacente reste modérée

    "Les mesures de l'inflation sous-jacente demeurent modérées et doivent encore montrer des signaux convaincants d'une tendance haussière durable."

    • Taux de change

    "Dans ce contexte (d'une inflation sous-jacente modérée) le conseil des gouverneurs continuera de surveiller les développements du taux de change et des conditions financières au regard de leurs possibles implications pour les perspectives d'inflation."

    • Croissance plus rapide

    "Les informations qui nous parviennent, y compris les projections de nos équipes, confirment la dynamique de croissance forte et généralisée de l'économie au sein de la zone euro, dont il est attendue qu'elle connaisse une expansion à court terme à un rythme un peu plus soutenu qu'anticipé auparavant."

  • La BCE s'inquiète des risques de "protectionnisme"

    La Banque centrale européenne estime que le "protectionnisme croissant" pourrait menacer la croissance en zone euro, en réponse aux menaces de sanctions commerciales agitées ces derniers jours par Washington, a déclaré Mario Draghi.

    Les risques pesant sur la croissance "sont principalement liés à des facteurs globaux incluant le protectionnisme croissant et les développements sur le marché des changes et les autres marchés financiers", a indiqué Mario Draghi, sur fond de craintes de guerre commerciale entre les Etats-Unis et leurs partenaires.

  • La BCE abaisse sa prévision d'inflation pour 2019, à 1,4%

     La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi avoir abaissé sa prévision d'inflation en zone euro pour 2019, alors qu'elle se montre plus optimiste pour la croissance de la région en 2018.

    L'institution de Francfort escompte désormais une inflation de 1,4% en 2019, contre 1,5% selon ses dernières prévisions datant de décembre, mais table sur une croissance de 2,4% en 2018, contre 2,3% jusqu'ici, a indiqué son président Mario Draghi en conférence de presse. Ses autres prévisions à horizon 2020 restent inchangées.

  • Draghi l'a dit

    L'INFLATION SOUS-JACENTE RESTE MODÉRÉE
    ->"Les mesures de l'inflation sous-jacente demeurent modéréeset doivent encore montrer des signaux convaincants d'unetendance haussière durable."

    SURVEILLANCE DES TAUX DE CHANGE
    ->"Dans ce contexte (d'une inflation sous-jacente modérée) le conseil des gouverneurs continuera de surveiller les développements du taux de change et des conditions financières au regard de leurs possibles implications pour les perspectives d'inflation."

  • La décision du "easing bias" prise à l'unanimité affirme Dragi

  • La BCE relève les "risques de protectionnisme" pour la croissance (Draghi)

  • La BCE abaisse sa prévision de d'inflation pour 2019, à 1,4%

  • La BCE renonce à augmenter le volume de ses rachats d'actifs

    La Banque centrale européenne (BCE) a renoncé jeudi à la possibilité d'augmenter le volume mensuel de ses rachats de dettes publiques et privées, faisant un petit pas en direction de l'abandon de son vaste programme de soutien à l'économie.

    Dans son traditionnel communiqué sur les taux, l'institution de Francfort a supprimé la phrase, répétée à chaque réunion depuis décembre 2016, prévoyant "d'accroître" si nécessaire "le volume" de ce programme, actuellement fixé à 30 milliards d'euros par mois et représentant déjà près de 2.400 milliards d'euros depuis son lancement en mars 2015.

  • Plus de mention du "easing bias" dans le communiqué de la BCE

    Le paragraphe concernant la possibilité d'accroître le volume et/ou à allonger la durée du programme d’achats d’actifs "easing bias" présent dans le communiqué de la BCE de janvier dernier a disparu dans celui de ce 8 mars.

    Si les perspectives deviennent moins favorables ou si les conditions financières ne permettent plus de nouvelles avancées vers un ajustement durable de l’évolution de l’inflation, le Conseil des gouverneurs se tient prêt à accroître le volume et/ou à allonger la durée du programme d’achats d’actifs (asset purchase programme, APP). (Communiqué de la BCE du 25 janvier)

  • Taux inchangés à la BCE

    Lors de la réunion qui s’est tenue ce jour, le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé que le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0%, 0,25 % et -0,40 %. Le conseil des gouverneurs prévoit que les taux d’intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels pendant une période prolongée, et bien au-delà de l’horizon fixé pour les achats nets d’actifs.

    En ce qui concerne les mesures non conventionnelles de politique monétaire, le conseil des gouverneurs confirme que les achats nets d’actifs, au rythme mensuel actuel de 30 milliards d’euros, devraient être réalisés jusque fin septembre 2018 ou au-delà, si nécessaire, et, en tout cas, jusqu’à ce que le Conseil des gouverneurs observe un ajustement durable de l’évolution de l’inflation conforme à son objectif. 

  • La conférence de presse en vidéo

  • Les prévisions de croissance sans doute revues à la hausse

    2,3%
    Les prévisions de croissance de la BCE
    En décembre dernier, la BCE avait tablé sur une croissance de 2,3% en 2018 et de 1,9% en 2019. La Commission européenne et le Fonds monétaire international entrevoient quant à eux un taux de croissance de 2% l’an prochain.

  • Rien de neuf pour l'inflation

    Côté inflation, il n’y a plus d’amélioration significative. La hausse des prix a ralenti à 1,2% en février, après 1,3% en janvier. En décembre, la BCE avait prévu un taux d’inflation de 1,4% cette année, de 1,5% l’an prochain et de 1,7% en 2020.

    "Les prix pétroliers et l’évolution de l’euro suggèrent des prévisions inchangées pour l’indice des prix à la consommation."
    Carsten Brzeski
    Chef économiste - ING-DiBa

  • La BCE devrait renoncer à sa référence à une hausse des achats

    Un petit pas vers la fin des achats d’actifs de la Banque centrale européenne est attendu. Les perspectives de croissance économique en zone euro pourraient être revues à la hausse.

  • Comment l'euro se porte-t-il?

    Sur le marché des changes, l'euro recule face au dollar à 1,2388, non loin de son niveau du 24 janvier, à la veille de la précédente réunion de la BCE .

  • Au menu de la BCE

    Bienvenue dans notre live couvrant la traditionnelle réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

    Si le statu quo sur les taux est assuré, les investisseurs attendent les nouvelles prévisions de croissance et d'inflation de l'institution de Francfort, ainsi que les commentaires de son président, Mario Draghi sur l'impact possible de tensions commerciales mais surtout sur l'évolution des prix et le calendrier de la fin des achats d'actifs.

    → La décision sur les taux sera communiquée à 13h45

    → La conférence de presse de Mario Draghi est prévue à 14h30

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