La Slovaquie refuse d'aider la Grèce

Olli Rehn a déploré le manque de solidarité slovaque

Olli Rehn déplore ce manque de solidarité mais estime que la décision du Parlement slovaque ne mettait "pas en danger" le plan d'aide à la Grèce.

Le parlement slovaque a définitivement refusé mercredi de contribuer au plan d'aide financière en faveur de la Grèce de l'UE et du FMI, tout en souscrivant au fonds d'urgence destiné aux pays endettés de la zone euro. Par 79 voix sur 150, les députés ont ainsi soutenu le nouveau gouvernement de Iveta Radicova, qui a obtenu mardi le vote du confiance du parlement. La part de la Slovaquie dans le prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans en faveur de la Grèce devait s'élever à près de 800 millions d'euros.

Le parlement a en même temps approuvé l'accord cadre du fonds de stabilisation de la zone euro mis en place en juin.

Ce fonds est doté au total de 250 milliards de prêts potentiels du FMI, de 60 milliards d'euros de prêts de l'UE, et de 440 milliards de garanties de prêts fournies par les différents pays de la zone euro. La part de la Slovaquie dans ce fonds s'élève à 4,4 milliards d'euros.

En juillet, le ministre slovaque des Finances Ivan Miklos avait souligné que la Slovaquie allait approuver "le lancement effectif du mécanisme seulement si l'UE renforce considérablement le Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC)".

Il avait aussi souhaité "un mécanisme clair de gestion pour les pays qui mènent systématiquement une politique budgétaire irresponsable".

Membre de l'UE depuis 2004, la Slovaquie a rejoint la zone euro en 2009, année où ce pays a connu sous l'effet de la crise mondiale une chute de 4,7% de son PIB, la première contraction de son activité économique. Son déficit public a augmenté l'année dernière à 7,3% du PIB.

Mardi, le gouvernement de Mme Radicova a remporté un vote de confiance au Parlement pour son plan d'austérité sur quatre ans.

La Commission européenne a de son côté déploré  le "manque de solidarité" de Bratislava. "Je prends acte du vote du Parlement slovaque contre la participation de la Slovaquie dans l'accord de prêt conditionnel pour la Grèce. Il s'agit d'une violation de l'engagement pris par la Slovaquie auprès de l'Eurogroupe de fournir de façon temporaire et conditionnelle une aide financière à la Grèce", a affirmé le commissaire européenne chargé des Affaires économiques, Olli Rehn.

"Je ne peux que regretter ce manque de solidarité au sein de la zone euro et je m'attends à ce que les ministres des Finances de la zone euro et les ministres des Finances de l'UE reviennent sur cette question lors de leur prochaine réunion" début septembre à Bruxelles, a-t-il ajouté.

M. Rehn a cependant estimé que la décision du Parlement slovaque ne mettait "pas en danger" le plan d'aide à la Grèce. "Le vote du Parlement slovaque n'aura aucune incidence négative sur le versement des tranches du prêt" à la Grèce, a-t-il dit.

La part de la Slovaquie dans le prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans en faveur de la Grèce devait s'élever à près de 800 millions d'euros.
Membre de l'UE depuis 2004, la Slovaquie a rejoint la zone euro en 2009, année où ce pays a connu sous l'effet de la crise mondiale une chute de 4,7% de son PIB, la première contraction de son activité économique. Son déficit public a augmenté l'année dernière à 7,3% du PIB.

 

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