Publicité

Le Caprice des Dieux est en sursis

©Photo News

Le bureau du Parlement européen a reporté au second semestre 2019 toute décision sur la rénovation ou la reconstruction du Caprice des Dieux.

L’approche des élections fait-elle souffler un vent de sagesse dans les arcanes du Parlement européen? C’est, en tout cas, ce que laisse entendre la décision prise lundi soir par le bureau politique de l’institution à propos de la rénovation, voir de la reconstruction, du Caprice des Dieux, le bâtiment Paul-Henri Spaak.

Le bureau du Parlement, son président Antonio Tajani (PPE) et les 14 vice-présidents, a décidé lundi soir de reporter toute décision au second semestre 2019, c’est-à-dire juste après les élections européennes.

Ce report ne signifie en rien l’abandon du projet. Le secrétariat général prévoit de lancer un concours architectural dont le résultat serait connu à cette période, afin de choisir entre quatre scénarios.

Cette opération immobilière d’envergure, dont le projet fut révélé l’an dernier, serait évaluée entre 300 et 500 millions d’euros selon la formule choisie de rénovation ou de reconstruction.

"En plein rêve de grandeur"

La paternité du projet est attribuée au secrétaire général du Parlement, l’Allemand Klaus Welle. D’après ses services, le bâtiment âgé d’à peine 25 ans serait devenu vétuste, des fissures étant même apparues dans les poutres en 2012, et en dehors des normes de sécurité. La dépense ne plaît pas à tout le monde. Et, à un an des élections, le Parlement européen a décidé de mettre le projet en veilleuse.

400 millions €
La remise en état du Caprice des Dieux pourrait coûter jusqu’à 400 millions d’euros.

Terminé en 1993, le bâtiment avait coûté 300 millions d’euros. "J’ai de nouveau l’impression que le secrétariat général est en plein rêve de grandeur", dit le coprésident des Verts Philippe Lamberts, pour qui les nuisances liées à la reconstruction seraient importantes. "Je ne pense pas qu’il faille changer de bâtiment, 25 ans à peine après sa construction. Est-il à ce point vétuste?"

La quatrième option, celle de la la démolition suivie de la reconstruction, permettrait d’assurer pleinement la sécurité des lieux, une obsession pour le secrétaire général Klaus Welle. Mais elle entraînerait d’importantes nuisances pour le voisinage.

La première option, celle du statu quo, et la deuxième, une simple rénovation, comporteraient de nombreux inconvénients, en particulier sur le plan de la sécurité.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés