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Le fonds d'aide européen implique des "conditions drastiques" pour l'Irlande

Klaus Regling

Selon Klaus Regling, la mission de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du FMI restera "environ deux semaines" en Irlande.

Le déclenchement du fonds de sauvetage européen implique des "conditions drastiques" et un "coût dissuasif", a déclaré son président Klaus Regling dans le quotidien Le Monde, assurant comprendre les réticences de l'Irlande à perdre en partie le contrôle de sa politique.

"Le gouvernement irlandais n'est pas enthousiaste à l'idée de demander une aide. Cela se comprend, car lorsque le FESF (Fonds européen de stabilité financière) a été mis en place, il a été convenu de ne l'actionner qu'à des coûts dissuasifs et en échange de conditions drastiques", affirme-t-il dans cet entretien publié vendredi par le quotidien français.

"Il n'est donc pas facile pour les gouvernements d'accepter que leur politique leur échappe, pour être partiellement contrôlée par Bruxelles et Washington", siège du Fonds monétaire international (FMI), ajoute-t-il.

Selon Klaus Regling, la mission de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du FMI restera "environ deux semaines" en Irlande. Ensuite, si Dublin en fait officiellement la demande, le mécanisme ne sera activé que "sur la base d'un mandat donné à l'unanimité par l'Eurogroupe", qui réunit les ministres des Finances de la zone euro.

"Nous aurons alors besoin de cinq à huit jours pour lever les fonds", a précisé le président du FESF, ajoutant que l'aide, sous forme de prêts d'une durée moyenne de cinq ans, serait débloquée par tranches, dans le cadre d'un programme de deux à trois ans.

Klaus Regling semble par ailleurs ne pas croire au risque de contagion vers d'autres pays de la zone euro, comme le Portugal.

"On peut toujours écrire des scénarios horribles, mais il faut être réaliste", affirme-t-il soulignant que Lisbonne avait "entrepris des efforts de consolidation" budgétaire et que l'Espagne, longtemps perçue comme le premier pays susceptible de faire appel au fonds de sauvetage mis en place au printemps après la crise grecque, a depuis "pris des mesures qui lui ont permis de réduire sa vulnérabilité".

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