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Le Royaume-Uni relève sa prévision de croissance 2019

©REUTERS

Le Royaume-Uni a nettement relevé sa prévision de croissance pour 2019, année du Brexit, à 1,6%, contre 1,3% initialement prévu.

Le Royaume-Uni a relevé sa prévision de croissance pour 2019 à 1,6%, contre 1,3% prévu précédemment, a annoncé lundi le ministre des Finances, Philip Hammond.

Création d'une taxe sur les services numériques

Philip Hammond, a par ailleurs annoncé la création d'une taxe sur les services numériques au Royaume-Uni, visant les géants de l'internet.

Ce nouvel impôt ciblera, à partir de 2020, l'activité générée sur le sol britannique par ces groupes, qui seront taxés à hauteur de 2%. Il devrait permettre de récolter 400 millions de livres par an, a précisé Philip Hammond.  "Il est tout simplement normal que ces géants mondiaux avec des activités rentables au Royaume-Uni payent leur juste part", a-t-il dit. Le ministre a expliqué que la taxe allait concerner "les géants de la tech" qui réalisent un chiffre d'affaires mondial d'au moins 500 millions de livres et qui sont rentables. "Il ne s'agit pas d'un impôt sur les ventes en ligne" au Royaume-Uni, a-t-il précisé.

La croissance est "résistante", a-t-il ajouté lors d'une déclaration budgétaire à la Chambre des communes, citant l'évaluation de l'Office for Budget Responsability (OBR), l'organisme public chargé des prévisions officielles. L'OBR a également relevé sa prévision à 1,4% pour 2020, contre 1,3%.

Les pouvoirs publics prévoient une accélération de la croissance en 2019, malgré les incertitudes entourant les négociations sur le Brexit, qui doit justement survenir en 2019. Ils ont d'ailleurs révisé à la baisse à 1,3% leur estimation pour 2018, contre 1,5% jusqu'à présent.

Philip Hammond a par ailleurs confirmé, en s'appuyant sur l'OBR, une amélioration des finances publiques en cours, ce qui devrait permettre à son gouvernement de dépenser plus à l'avenir, à condition que Londres trouve un accord avec l'UE sur le Brexit, prévu en mars. Il a annoncé que la dépense publique allait être passée en revue l'an prochain afin d'identifier les champs possibles d'investissement.

"Je peux indiquer aux Britanniques que leur dur travail paye et que la période d'austérité est en train de se terminer", a-t-il ajouté, après une décennie de stricte discipline des finances publiques.

"Je peux indiquer aux Britanniques que leur dur travail paye et que la période d'austérité est en train de se terminer."
Philip Hammond
ministre britannique des Finances

Pour l'heure, il explique préférer garder des marges de manoeuvre afin d'avoir "la force de frappe pour intervenir" si l'économie doit être soutenue dans les prochains mois. Il a d'ailleurs augmenté les fonds alloués à la préparation du Brexit d'un demi-milliard de livres, à 4,2 milliards de livres.

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