"Le système bancaire italien n'est pas à l'abri des risques"

Christine Lagarde, directrice du FMI - Photo Belga ©BELGA

Le système bancaire en Italie a montré de "remarquables signes" de résistance mais reste sous la menace de la récession dans le pays et d'une aggravation de la crise de la dette, a estimé le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié mardi.

"Même s'il est stable, le système financier italien n'est pas à l'abri des risques: la faiblesse prolongée de l'économie réelle et le lien entre les secteur financier et la dette (de l'Italie) restent les principaux risques", écrit le FMI.

Sur les trois derniers mois de l'année 2012, l'Italie a vu son produit intérieur brut (PIB) se contracter pour le sixième trimestre consécutif, à l'heure où le pays reste plongé dans l'incertitude politique.

"La récession se traduit par une faible rentabilité des banques et une dégradation de la qualité des prêts", a indiqué le Fonds, ajoutant que les menaces les plus fortes pèsent sur les banques détenant une grande quantité de titres de dette italienne.

Ces établissements "restent exposés à des pertes et à des coûts de financement plus élevés si le rendement des obligations du Trésor italien augmente de manière importante" en cas de nouveaux doutes sur la solvabilité du pays, précise l'institution de Washington.

Le FMI assure toutefois que le secteur financier transalpin a pour le moment réussi à "dépasser" les répercussions de la crise en Europe et a fait preuve d'une "résistance remarquable".

Citant le résultat préliminaire de tests de résistance, le Fonds assure que les banques italiennes devraient être en mesure de "supporter" un fort choc économique et une longue période de faible croissance.

"A l'heure actuelle, le secteur bancaire italien semble bien capitalisé", estime le FMI.

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