Londres ne veut pas d'une "économie à la Mad Max" après le Brexit

©Bloomberg

Le ministre britannique du Brexit, David Davis, assure que son pays ne se transformera pas en économie dérégulée après sa sortie de l'Europe l'Union européenne dans le but de concurrencer ses voisins. Il exclut aussi un assouplissement des droits des travailleurs et des normes environnementales quand le divorce sera consommé.

David Davis et ses collègues du gouvernement britannique, Theresa May et Boris Johnson en tête, multiplient les rencontres sur le sol européen pour clarifier leur plan de sortie de l'UE.  Ce mardi, le ministre en charge du Brexit était en Autriche, histoire de dissiper l'inquiétude des dirigeants européens quant à une tentation de Londres de mener une politique agressive pour attirer les investisseurs. 

Devant le patronat autrichien, David Davis a ainsi écarté le risque que "le Brexit puisse conduire à un nivellement par le bas anglo-saxon. Avec une Grande-Bretagne plongée dans un monde à la Mad Max tout droit tiré d'une fiction apocalyptique." Selon lui, "ces craintes d'un nivellement par le bas ne sont basées sur rien, pas sur l'histoire, pas sur nos intentions, pas sur nos intérêts."

"Il sera crucial de garantir que notre futur partenariat économique soit aussi ouvert, et le commerce aussi harmonieux que possible."
David Davis
Ministre du Brexit

Au contraire, a-t-il poursuivi, au lieu d'assouplir les règles en vue de conquérir des avantages concurrentiels après le départ de la Grande-Bretagne de l'UE, le 29 mars 2019, le pays engagera une "course vers l'excellence" en matière de normes. Cette attitude permettra selon le ministre Davis de créer la confiance nécessaire entre Londres et les Etats-membres pour garantir une "reconnaissance mutuelle" des règlements et des institutions de chacun.

L'opposition britannique veut rester dans le marché unique

David Davis, le ministre britannique du Brexit, lors de son intervention devant les patrons autrichiens ©EPA

Au Royaume-Uni, les plans de Theresa May et de son équipe sont encore loin de faire l'unanimité. Sitôt connue, la teneur des propos de David Davis a été critiquée par le leader de la campagne anti-Brexit Open Britain, le député travailliste Chuka Umunna, selon lequel l'abaissement des normes fait au contraire partie des objectifs de certains ministres du gouvernement.

Il faut dire que la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, avait observé qu'il serait "absurde" que la Grande-Bretagne quitte l'UE sans "profiter de la liberté économique qu'elle apportera". "Le meilleur moyen de protéger et de renforcer les normes élevées qui existent dans ce pays est de rester dans le marché unique et l'union douanière", a estimé le député travailliste dans un communiqué.  

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