"Nous dirons en décembre ce que la BCE fera dans les mois suivants"

La Banque centrale européenne a décidé de garder ses taux inchangés tout comme le dispositif de soutien à la croissance. Les investisseurs gardent en ligne de mire la réunion de décembre.
  • Et pour terminer, voici le texte complet du discours de Mario Draghi

    Introductory statement Mario Draghi to the press conference https://t.co/s6Cagx4ELx— ECB (@ecb) 20 octobre 2016

  • La BCE n'a pas parlé ni extension du QE, ni "tapering"-Draghi

    ©REUTERS

    Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) n'a débattu lors de sa réunion de politique monétaire ni d'un arrêt de son programme d'achats d'actifs sur les marchés, ni d'une prolongation de celui-ci, a déclaré jeudi Mario Draghi, le président de l'institution.

    La BCE a laissé, comme attendu ses taux inchangés à l'issue de cette réunion et elle n'a apporté aucune modification à son programme d'achats d'actifs sur les marchés, qui représente actuellement 80 milliards d'euros par mois.

    Mais les investisseurs s'attendent à l'annonce de telles modifications en décembre. Ces dernières semaines, les marchés obligataires de la zone euro ont été animés entre autres par des spéculations sur l'éventualité d'un "tapering", c'est à dire un allègement progressif des achats d'actifs.

    "Il est parfois (...) plus important de dire de quoi nous n'avons pas parlé: nous n'avons pas parlé de 'tapering', ni de l'échéance prévue de notre programme d'achats d'actifs", a dit Mario Draghi lors de la conférence de presse qui suit traditionnellement les réunions de politique monétaire du Conseil des gouverneurs de la BCE.

    Il a ajouté qu'un arrêt brutal du programme d'assouplissement quantitatif (QE) était improbable.

  • Les principaux extraits de la conférence de presse

    INFLATION

    "Il n'y a pas encore de signes d'une tendance haussière convaincante de l'inflation sous-jacente... "Il est vraisemblable que les taux d'inflation se redresseront dans les prochains mois, en grande partie en raison d'effets de base dans la variation annuelle des prix de l'énergie. "Les taux d'inflation devraient progresser encore en 2017 et 2018, soutenus par nos mesures de politique monétaire et la reprise économique attendue."
    Mario Draghi
    Président de la BCE

    RISQUES ÉCONOMIQUES

    "Il est anticipé que la reprise économique au sein de la zone euro soit freinée par une demande étrangère toujours faible, par les nécessaires ajustements de bilan dans un certain nombre de secteurs et par le rythme lent de mise en oeuvre des réformes structurelles. "Les risques sur les perspectives de croissance de la zone euro restent orientés à la baisse et concernent principalement l'environnement extérieur."
    Mario Draghi
    Président de la BCE

    STIMULATION MONÉTAIRE SUBSTANTIELLE

    "Nous restons déterminés à préserver un degré très substantiel d'accommodation qui est nécessaire pour assurer une convergence durable de l'inflation vers des niveaux inférieurs à mais proches de 2% à moyen terme."
    Mario Draghi
    Président de la BCE

    REPRISE ÉCONOMIQUE

    "(Les données récentes) confirment la poursuite d'une reprise modérée mais régulière de l'économie de la zone euro et une augmentation graduelle de l'inflation conformes à nos anticipations antérieures.
    Mario Draghi
    Président de la BCE

    RISQUES BAISSIERS

    "Le scénario (économique) de référence demeure soumis à des risques baissiers."
    Mario Draghi
    Président de la BCE

  • #BCE #Draghi Un arrêt brutal du QE n'est dans l'esprit de personne— Alexandre Baradez (@ABaradez) October 20, 2016

  • Ce qu'a dit Mario Draghi en résumé

    • La BCE garde ses taux d'intérêt et son programme de rachat de dettes inchangés, une décision anticipée par les marchés. Le principal taux directeur reste à 0%, le taux de prêt marginal reste à 0,25% et le taux de dépôt, porté en territoire négatif pour la première fois en juin 2014, reste à -0,40%.

      • La BCE n'a pas discuté d'une réduction de ses rachats de dettes. Ce programme ira jusque fin mars 2017, ou "au-delà si nécessaire".
      • Les marchés sont déçus, ils attendaient d'autres précisions.
    • Des efforts structurels s'imposent dans tous les pays de la zone euro
    • Il n'y a aucun signe de remontée durable de l'inflation mais les prix remonteront ces prochains mois via la hausse des cours pétroliers.
    • Une sortie abrupte du programme de QE est improbable
    • La politique actuelle ne peut pas rester en place pour toujours mais les taux sont probablement appelés à rester bas longtemps
    • La BCE "n'a pas discuté" d'un durcissement de la politique monétaire
    • La BCE n'a pas discuté d'une réduction de ses rachats de dettes. Ce programme ira jusque fin mars 2017, ou "au-delà si nécessaire".
    • Les marchés sont déçus, ils attendaient d'autres précisions.
  • Une sortie abrupte du programme de QE est improbable -Draghi

     

     

    DRAGHI: AN ABRUPT END TO QE IS UNLIKELY. WAITING FOR DEC BECAUSE WANT TO SEE ALL USEFUL INPUT.— CommodityTradeMantra (@MONEYLINE_FCPL) October 20, 2016

  • La BCE n'a pas discuté de l'agenda de la réunion de décembre -Draghi

  • Les marchés européens baissent sur Draghi

    Europe stocks straight down after Draghi said #ECB hasn't discussed extending QE post March 2017 pic.twitter.com/Cn0lM5m16L— Camila Russo (@CamiRusso) October 20, 2016

  • La BCE n'a pas discuté d'une réduction de ses rachats

    Draghi: Did Not Discuss Tapering— Livesquawk (@Livesquawk) October 20, 2016

  • La politique actuelle ne peut pas rester en place pour toujours

    Draghi: Current Policy ‘Cannot Stay In Place Forever’— Livesquawk (@Livesquawk) October 20, 2016

  • Le conseil n'a pas discuté d'une extension du QE

    #ECB DRAGHI SAYS COUNCIL DIDN'T DISCUSS EXTENSION OF QE TODAY - BBG— Christophe Barraud (@C_Barraud) October 20, 2016

  • Efforts structurels s'imposent dans tous les pays de la zone euro

    Tous les pays de la zone euro doivent faire des efforts structurels, estime Mario Draghi.

  • Quelques précisions sur la croissance, la position budgétaire le mandat de la BCE, l'inflation et le pacte de stabilité

    Mario Draghi a donné plusieurs précisions:

    • LES DERNIERS INDICATEURS INDIQUENT UNE CROISSANCE QUI S'EST POURSUIVIE AU T3
    • LA POSITION BUDGÉTAIRE DE LA ZONE EURO SERA GLOBALEMENT NEUTRE EN 2017
    • SI NÉCESSAIRE, LA BCE AGIRA EN EMPLOYANT TOUS LES INSTRUMENTS DANS LE CADRE DE SON MANDAT
    • AUCUN SIGNE JUSQU'À PRÉSENT D'UNE TENDANCE HAUSSIÈRE DE L'INFLATION SOUS-JACENTE MAIS L'INFLATION SE REDRESSERA SANS DOUTE DANS LES MOIS À VENIR
    • IL EST PRIMORDIAL DE RESPECTER LE PACTE DE STABILITÉ ET DE CROISSANCE
  • Le taux d'inflation devrait se redresser par l'effet des prix de l'énergie

    Selon Mario Draghi, l'inflation devrait reprendre des couleurs dans la zone via la remontée des cours du pétrole.

  • La reprise économique pourrait être freinée par une demande qui reste faible

    Aux yeux de Mario Draghi, la reprise est fragilisée par la demande, qui reste trop faible en zone euro.

  • DRAGHI: COMMITTED TO VERY SUBSTANTIAL MONETARY ACCOMMODATION DRAGHI: TO CONTINUE TO ACT IF WARRANTED WITH ALL INSTRUMENTS— zerohedge (@zerohedge) October 20, 2016

  • Le scénario de base reste assujetti à des risques baissiers

  • Croissance modérée et régulière dans la zone euro -Draghi

  • Draghi: Rates expected to stay at present or lower levels for an extended period of time, well past horizon of asset purchases— ECB (@ecb) 20 octobre 2016

  • Voici le communiqué de la BCE

    Lors de la réunion qui s’est tenue ce jour, le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé que le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00 %, 0,25 % et - 0,40 %. Le Conseil des gouverneurs continue de prévoir que les taux d’intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels ou à des niveaux plus bas sur une période prolongée, et bien au-delà de l’horizon fixé pour les achats nets d’actifs.

    En ce qui concerne les mesures non conventionnelles de politique monétaire, le Conseil des gouverneurs confirme que les achats mensuels d’actifs à hauteur de 80 milliards d’euros devraient être réalisés jusque fin mars 2017 ou au-delà, si nécessaire, et, en tout cas, jusqu’à ce qu’il observe un ajustement durable de l’évolution de l’inflation conforme à son objectif.

    Le président de la BCE commentera ces décisions lors d’une conférence de presse qui commencera aujourd’hui à 14 h 30 (heure d’Europe centrale).

     

  • Des taux bas pour encore un moment

    Le Conseil des gouverneurs continue de penser que les taux de la BCE resteront à leurs niveaux actuels ou plus bas pour une période prolongée, et bien au-delà de l'horizon des achats d'actifs nets.

    Les achats mensuels de 80 milliards d'euros doivent durer jusqu'à la fin mars 2017, voire au-delà si nécessaire et en tous les cas jusqu'à ajustement soutenu de la trajectoire d'inflation.

  • La BCE garde ses taux inchangés

    La BCE laisse son principal taux directeur inchangé à 0%, un plus bas niveau historique auquel il a été abaissé en mars denier.

    → Le taux REFI reste à 0,00%, le taux marginal à 0,25% et le taux de dépôt à -0,40%.

    Comme escompté, l'institution monétaire de Francfort n'a pas non plus modifié son taux de prêt marginal, abaissé à 0,25% en mars, ni son taux de dépôt, porté en territoire négatif pour la première fois en juin 2014 et qui stationne désormais à -0,40%.

    Les investisseurs attendent avec impatience la conférence de presse du président de la BCE, Mario Draghi, à 14H30, heure belge, dont ils espèrent des détails concernant la poursuite du programme de rachats d'actifs.

  • L'agenda du jour

    •A 13h45: communiqué de presse de la BCE sur les décisions concernant les taux et les mesures de soutien à la croissance économique.

    •A 14h30: conférence de presse de Mario Draghi, président de la BCE.

  • Peter Vanden Houte (ING): "La BCE peut difficilement en faire encore davantage"

    Peter Vanden Houte, le chef économiste d’ING, estime que la BCE devrait prolonger ses rachats jusqu’à la fin 2017, peut-être en en diminuant l’intensité et le rythme. Actuellement, elle achète pour 80 milliards d’euros par mois. Ce qui est considérable.La BCE pourrait aussi devoir trouver une solution technique afin de pouvoir acquérir davantage d’obligations allemandes (Bunds).

    A l'instar de nombreux économistes (lire plus bas), il juge également que "les grandes annonces, ce sera plutôt pour la réunion de décembre".

    "La BCE peut difficilement en faire encore davantage" https://t.co/ZQdNUkx2wW— L'Echo (@lecho) 20 octobre 2016

  • "Nous pensons que la BCE va probablement agir de nouveau en décembre"

    Pour la majorité des experts, la réunion du 8 décembre sera l'occasion pour la BCE d'annoncer de nouvelles mesures pour aider une croissance toujours molle en zone euro et une inflation trop basse. Si l'inflation a atteint son plus haut niveau en septembre depuis près de deux ans, à 0,4%, elle reste très loin de l'objectif d'un peu moins de 2% de la BCE.

    Nous pensons que la BCE va probablement agir de nouveau en décembre, quand elle aura en main les nouvelles prévisions de croissance et d'inflation, sur lesquelles elle s'appuie pour justifier ses changements de politique.
    Elga Bartsch
    Morgan Stanley



    Les économistes tablent sur une extension des achats de dette au-delà de mars 2017 et sur un assouplissement des règles que se fixe la BCE pour acquérir ces titres. En abreuvant le circuit financier d'argent frais, l'institut veut stimuler le crédit et encourager ainsi investissements et consommation, pour au final relancer l'économie et les prix.  Sa dernière étude trimestrielle parue mardi, montrant une nouvelle amélioration des conditions d'octroi de prêts aux entreprises et aux ménages de la zone euro, est propre à la conforter dans sa conviction que sa politique fonctionne. 

    Et Mario Draghi devrait en profiter pour appeler les gouvernements à faire leur part du travail pour soutenir l'économie, en augmentant leurs investissements. Plusieurs événements politiques, comme les élections américaines du 8 novembre et le référendum italien du 4 décembre sur lequel le chef du gouvernement Matteo Renzi joue son avenir politique, devraient aussi inciter la BCE à patienter, estiment les analystes. 

  • Le point sur les rumeurs de "tapering"?

    Début octobre, l'agence Bloomberg News -citant des sources proche de l'institut- avait évoqué une possible sortie progressive de ce programme (dit "tapering"), à un moment où des doutes ont surgi quant aux capacités techniques de la BCE à trouver, chaque mois, pour 80 milliards d'euros de titres à racheter, en respectant les critères qu'elle s'est elle-même fixés.

    Malgré le démenti de la BCE, ces rumeurs ont dopé les taux d'emprunt et rendu les marchés nerveux. "Nous avons besoin d'une clarification", estime Gilles Moëc, chef économiste chez Bank of America-Merrill Lynch. "Il est trop tôt pour que la BCE livre des indications sur sa stratégie de sortie", souligne de son côté Florian Hense, de Berenberg. Pour le moment, elle "veut que les marchés se concentrent sur une probable extension de son programme d'achats", juge-t-il.

  • La BCE attendue sur la suite de sa politique ultra-accommodante

    Mario Draghi, le président de la BCE. ©AFP

    Le président de la BCE Mario Draghi devrait rassurer jeudi sur sa volonté de faire plus si besoin pour stimuler l'économie de la zone euro, après des rumeurs mal prises par le marché affirmant qu'il pensait durcir sa politique ultra-accommodante. 

    Tous les économistes sont d'accord: le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne va laisser inchangés les taux d'intérêt -déjà à leur plus bas historique-, lors de sa réunion jeudi. Le dispositif de soutien à la croissance, à savoir des prêts géants à bon marché aux banques et les rachats massifs de dette, principalement publique, va lui aussi rester en l'état.

Plus sur Les Marchés

Messages sponsorisés