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Philip Lane, chef économiste de la BCE?

©REUTERS

Le banquier central irlandais semble bien parti pour remplacer Peter Praet à la BCE.

Cela fait plus d’un an que Philip Lane, l’actuel gouverneur de la banque centrale d’Irlande, est cité comme probable successeur de Peter Praet en tant que chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE). Dans le milieu des banquiers centraux, on nous parle d’un "excellent économiste" qui dispose du "profil parfait". Certains journaux irlandais l’ont même cité comme un potentiel prix Nobel d’économie, c’est dire…

En début de semaine, Dublin, par la voix de son ministre des Finances, a officiellement proposé son nom à l’Eurogroupe. Le mandat de huit ans de Peter Praet, qui vient de fêter ses 70 ans, prend fin le 31 mai prochain. Les ministres des Finances de la zone euro devraient finaliser leur décision le 11 février. Et jusqu’à présent, Lane semble sur la bonne voie (sans jeu de mots…) puisqu’il n’y a qu’une candidature sur la table, la sienne.

L’Irlande pourrait ainsi décrocher son tout premier siège au sein du directoire de la BCE. Le nom de Lane avait déjà été proposé l’an dernier pour le poste de vice-président de la BCE. Mais l’Irlandais avait été coiffé sur le poteau par Luis de Guindos. Cette fois, la seule chose qu’il peut redouter est l’apparition d’une candidature de dernière minute.

Économiste de formation, détenteur d’un doctorat de Harvard, Lane (49 ans) est gouverneur de la banque centrale d’Irlande depuis 2015. Il s’est montré assez critique sur la gestion de la crise immobilière et bancaire de 2008 en Irlande. Aujourd’hui encore, il est d’avis que les prêts non performants des banques irlandaises constituent un risque systémique en cas de fort ralentissement de l’économie.

Lane a enseigné au Trinity College (université de Dublin). Il a aussi conseillé de multiples institutions (FMI, Banque mondiale, Commission européenne, OCDE et BCE). Il est connu pour ses travaux sur le "Voracity Effect" en collaboration avec Aaron Tornell. Cet "effet voracité" fait référence à la présence de groupes puissants (conglomérats industriels, syndicats… ) au sein d’une société et qui réussissent à accaparer une importante partie des transferts de l’Etat. Ce qui nuit au bon fonctionnement de l’économie et donc à la croissance.

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