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Pour sortir de la crise, l'Europe veut refonder son budget

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, veut que le budget des sept prochaines années de l'Union soit revu pour permettre un plan Marshall. ©AFP

La refonte du budget européen pour les sept prochaines années doit être la réponse européenne à la crise du Covid-19, a plaidé la présidente de la Commission, mercredi. Les Vingt-Sept en discuteront lors de leur prochain Conseil virtuel.

Le besoin d’investissements que va générer la crise du Covid-19 se comptera en milliers de milliards d’euros, a souligné mercredi la présidente de la Commission européenne. Et pour les mobiliser, le budget de l’Union européenne est l'instrument clé selon elle. Alors que les Vingt-Sept se déchiraient avant le déferlement de la crise sur le budget commun des sept prochaines années, la Commission planche sur une nouvelle proposition.

"Le prochain budget européen doit être la réponse européenne à la crise corona", a plaidé mercredi la cheffe du Berlaymont, qui s’exprimait aux côtés du président du Conseil à l’occasion d’une conférence de presse virtuelle. Le Conseil européen doit se pencher sur le sujet lors de sa visioconférence du 23 avril.

Alors que le budget de l’Union oscille autour des 150 milliards d’euros annuels, ni Ursula von der Leyen ni Charles Michel ne se sont avancés sur l’ampleur dans laquelle le budget 2021-2027 devrait être revu à la hausse pour répondre au besoin de relance.

De l'argent garanti par les États

La semaine dernière, les ministres des Finances s'étaient accordés sur un plan de 500 milliards d'euros pour soutenir les économies déstabilisées par le Covid-19. Mais pas sur la mise en place d'obligations communes européennes, comme le demandaient plusieurs dirigeants.

"Le principe de lever de l'argent qui est garanti par les Etats membres, la Commission l'a fait avant, et c'est un avantage énorme: c'est un terrain connu", a souligné Ursula von der Leyen. Le budget de l’Union européenne est pour l’essentiel un instrument d’investissement au travers des subsides de cohésion, des aides agricoles, mais aussi au travers de garanties servant à attirer de nouveaux investissements privés.

Charles Michel a de son côté insisté sur l’importance de "sortir renforcés de cette crise" en faisant preuve "d’unité, de solidarité". Sans mécanisme de solidarité financière, les États membres fragiles économiquement risquent de payer plus cher que les autres leurs mesures anticrise. Le fait que la crise coïncide avec la fin d’un cycle budgétaire européen est en outre selon lui une occasion à saisir pour "transcrire dans ce calendrier la transformation digitale, le pacte vert", les deux priorités stratégiques adoptées par la nouvelle équipe dirigeante de l’Union, alors que le budget sur le métier avait été proposé sous la présidence Juncker.

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