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Rome demande à l'UE de la flexibilité pour "événements exceptionnels"

Le gouvernement "demande l'application de la flexibilité pour événements exceptionnels", écrit le ministre italien de l'Economie, Giovanni Tria ©EPA

L'Italie a donc maintenu inchangé son projet de budget contesté pour 2019. Dans sa lettre adressée à la Commission européenne, elle a demandé de la "flexibilité" pour tenir compte notamment de dépenses exceptionnelles.

Mardi soir, le vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, a confirmé que son gouvernement laisserait inchangés ses objectifs de déficit et de croissance. N'en déplaise à la Commission européenne qui lui avait demandé de revoir son projet de budget. 

On apprend que le gouvernement italien a en fait demandé à Bruxelles de la "flexibilité" pour tenir compte notamment des dépenses liées à l'effondrement du pont Morandi à Gênes et aux intempéries, selon une copie de sa lettre envoyée à la Commission européenne.

Le gouvernement "demande l'application de la flexibilité pour événements exceptionnels", écrit le ministre italien de l'Economie, Giovanni Tria, en maintenant inchangé la prévision d'un déficit à 2,4% du PIB en 2019. Dans sa lettre, il répète que ces 2,4% de déficit représentent "une limite infranchissable".


• Quels sont ces "événements exceptionnels"?

→ Concernant les intempéries, le ministre évoque "un coût très lourd en termes de victimes et de dommages causés". "Il s'agit d'événements inattendus", qui ont conduit le pays à lancer "un plan extraordinaire d'interventions", note-t-il. Pour rappel, les vents violents et les pluies diluviennes, qui ont fait une trentaine de morts, ont touché notamment la région du Veneto (nord-est), où des centaines d'arbres ont été déracinés, et la Ligurie, où de nombreux bateaux ont été détruits.

→ En août, Gênes a été endeuillée par l'effondrement du viaduc autoroutier Morandi. Ce drame, qui a fait 43 morts, a conduit là aussi à lancer un "plan extraordinaire d'entretien" et de mise en sécurité du réseau routier. La loi de finances y consacrera un milliard d'euros en 2019, explique Tria.

Les arguments

Le ministre défend par ailleurs la logique de sa loi de finances, estimant "prioritaire" de "relancer la croissance" de la troisième économie de la zone euro, lanterne rouge en Europe, et de "faire face au ralentissement constaté" ces derniers mois. Il est aussi "prioritaire et urgent", selon lui, de s'attaquer à ses conséquences sociales.

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