S&P estime à 40% le risque d'une récession

(Photo: AFP)

Pour l'agence de notation, le risque d'une récession augmente en Europe. Elle l'évalue à 40% pour 2012. Cette récession pourrait se traduire par une contraction économique de 1,5% dans la zone euro.

Standard & Poor's estime la probabilité d'une récession dans la zone euro à 40% en 2012, a déclaré samedi l'analyste crédit de l'agence de notation.

"Le risque d'une récession augmente et nous prévoyons désormais une récession assortie d'une probabilité de 40% pour cette année", a déclaré Moritz Krämer au cours d'une conférence téléphonique avec des analystes. "Ceci pourrait se traduire par une contraction économique d'environ 1,5% dans la zone euro", a-t-il ajouté.

L'agence de notation a abaissé vendredi soir la note souveraine de neuf pays de la zone euro dont la France, qui voit sa note de crédit passer de AAA, la meilleure note possible à AA+, mais a maintenu le AAA de l'Allemagne. 

Moritz Krämer a ajouté que S&P avait été déçu par la décision de la Banque centrale européenne de ne pas augmenter ses rachats de titres de dette souveraine sur le marché secondaire pour apaiser la nervosité des investisseurs.

Pas d'éclatement de la zone euro

L'éclatement de la zone euro n'est pas un scénario retenu par l'agence de notation financière Standard and Poors dans sa décision d'abaisser la note de neuf pays européens, dont la France qui a perdu son triple A, a, par ailleurs, affirmé Krämer. "L'éclatement de la zone euro n'est pas un facteur déterminant retenu dans aucune des décisions que nous avons prises concernant les notes" des pays européens, annoncées vendredi, a affirmé Moritz Kraemer.

L'analyste a également indiqué que l'agence se prononcerait "très prochainement" sur l'impact des décisions de vendredi sur le Fonds européen de stabilité financière (FESF) dont la mission est de porter assistance aux Etats de la zone euro en difficulté en attendant d'être remplacé, d'ici à juillet 2012, par un autre dispositif, le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Interrogé sur la France, il a répondu que le pays risquait de voir sa note souveraine à nouveau abaissée en cas de nouvelle détérioration de ses finances publiques.

"Les déficits pourraient augmenter (...) et atteindre certains seuils (...) lesquels pourraient déclencher un nouvel abaissement", a-t-il prévenu.

 

 

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