Six propositions pour la Grèce

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, et son Premier ministre, Alexis Tsipras. ©REUTERS

Le 9 mars, la Grèce présentera à ses partenaires européens six propositions afin d'obtenir les fonds promis par les créanciers internationaux.

La Grèce va rapidement soumettre des propositions de réforme à ses créanciers internationaux pour débloquer le versement des fonds dont le pays a besoin, selon le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis:

Le 9 mars, "je présenterai un dossier avec six propositions et discuterai avec nos partenaires des mesures qui peuvent être mises en oeuvre immédiatement".

 Les partenaires de la Grèce ont consenti la semaine dernière à prolonger de quatre mois leur programme d'aide à la Grèce mais indiqué que les fonds dus à ce titre - quelque 7 milliards d'euros - ne seraient pas versés avant avril, date à laquelle ils veulent juger de l'avancée de réformes promises par le gouvernement d'Alexis Tsipras.

La Grèce fait toutefois face à d'importantes échéances financières en mars, notamment à l'égard du Fonds monétaire international (FMI). Varoufakis a insisté sur le fait que la Grèce serait en mesure d'honorer ses échéances de mars:


"Mars est réglé. Nous sommes en train de sécuriser les fonds pour couvrir toute la période des quatre mois" (de prolongation du programme d'aide).

Lundi, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a enjoint la Grèce à s'atteler rapidement à ses réformes, faisant miroiter un possible premier versement de fonds par ses partenaires dès le courant du mois de mars en cas de "progrès". "Ce n'est pas du tout une mauvaise proposition", a réagi mardi le ministre grec des Finances.

 

♦ Un troisième plan d'aide?   

Le ministre espagnol de l'Economie Luis de Guindos a, lui, assuré  que des évaluations étaient en cours en Europe sur un éventuel troisième programme de sauvetage de la Grèce dont le montant pourrait être compris, selon son entourage, entre 30 et 50 milliards d'euros.

Le ministre, interrogé en marge d'une conférence à Pampelune (nord de l'Espagne), a indiqué que des calculs étaient faits pour évaluer les besoins en financement de la Grèce et ce plan d'aide pourrait atteindre "30 milliards, 40 milliards, 50 milliards d'euros", a indiqué son entourage.

Tout en assurant que ce plan d'aide n'était pas à ce stade à l'ordre du jour, le ministre espagnol a indiqué que son pays y contribuerait à hauteur de "13% de son montant" s'il était décidé.

Le journal allemand Rheinische Post avait avancé le 25 février le chiffre de 20 milliards d'euros pour un pour un éventuel troisième programme d'aide à la Grèce, en se référant à des sources allemandes. Il est "beaucoup trop tôt" pour parler d'un troisième programme, avait alors réagi un porte-parole du ministère des Finances allemand.

 

• Les déclarations de de Guindos interviennent après un week-end tendu entre Athènes et Madrid, le gouvernement grec ayant accusé l'Espagne d'avoir oeuvré contre lui à Bruxelles pour des raisons de politique interne.

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés