Tajani élu président du Parlement européen

Antonio Tajani ©AFP

Les 751 eurodéputés devaient élire ce mardi le nouveau président du Parlement européen. Guy Verhofstadt a jeté l'éponge avant même le début du scrutin. L'Italien Antonio Tajani, candidat de la droite et grand favori, a affronté en duel, lors du quatrième et dernier tour dans la soirée, son compatriote Gianni Pittella, candidat des sociaux-démocrates. Il en est sorti vainqueur.

Guy Verhofstadt (ALDE) s'était retiré ce matin de la course à la présidence du Parlement européen. Les libéraux ont conclu un accord "pro-européen" avec le groupe du Parti populaire européen (PPE). 

©Dieter Telemans

Cette décision de l'ex-Premier belge a donné donc un sérieux coup de pouce à la candidature d'Antonio Tajani, le champion italien du PPE, membre fondateur de Forza Italia, ex-porte-parole de Silvio Berlusconi et ancien Commissaire européen.

Le candidat de la droite était ainsi plus que jamais le grand favori dans la course à la présidence du Parlement européen, après le troisième tour de scrutin ce soir à Strasbourg. Opposé à son compatriote Gianni Pittella, il fallait encore un quatrième et dernier tour dans la soirée pour départager les deux hommes, une première depuis 1982.  

Le PPE à la tête des trois institutions européennes

Pour gagner l'ultime round, il suffisait d'avoir le plus grand nombre de voix, exactement comme lors d'un second tour d'une présidentielle en France. Et coup de théâtre, Tajani a récupéré un soutien de poids à l'issue du troisième tour: le groupe des Conservateurs et Réformistes européens (ECR), troisième force du Parlement avec 74 eurodéputés, dont 21 Tories britanniques. Cela lui a permis de l'emporter.

Avec l'élection d'Antonio Tajani, le groupe du PPE est désormais à la tête des trois institutions européennes, avec Donald Tusk au Conseil et Jean-Claude Juncker à la Commission.

Qui est-il?

Antonio Tajani, membre fondateur de Forza Italia et ancien porte-parole de Silvio Berlusconi. Il est non seulement critiqué pour être un proche du Cavaliere, mais aussi pour son inaction en tant que commissaire européen dans le "Dieselgate", le scandale concernant un logiciel installé sur des moteurs de véhicules Volkswagen qui permettait de tricher lors des tests antipollution.

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