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Trichet veut un "conseil des sages" pour l'UE

Le président de la BCE Jean-Claude Trichet estime que la politique monétaire actuelle est accommodante et que les taux d'intérêt sont appropriés. Mais il regrette que les pays européens sous-estiment toujours l'ampleur de leurs problèmes budgétaires.

Le président de la BCE Jean-Claude Trichet s'est exprimé à la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, laissant planer des incertitudes autour des perspectives de croissance. Il a expliqué que les indicateurs ont été meilleurs que prévu depuis la dernière audition, en juin. Il a dit anticiper une reprise à un rythme modéré, avec une dynamique de croissance de fond positive.

Mais il reste toujours des incertitudes pour les perspectives, selon lui. Le taux d'inflation pourrait augmenter légèrement à court terme, et l'inflation devrait rester modérée à un horizon à moyen terme. Le président de la BCE a ajouté que la politique monétaire actuellement poursuivie est accommodante et que les taux d'intérêt sont appropriés. Trichet a aussi signalé que la Banque centrale européenne serait favorable à un conseil de sages, au niveau de l'UE, qui exprimerait son avis sur la surveillance. Ce conseil analyserait et surveillerait les politiques économiques des Etats membres.

Jean-Claude Trichet, a aussi considéré ce lundi que les pays européens "sous-estimaient en permanence" l'ampleur de leurs problèmes budgétaires. "Il y a une sous-estimation permanente de ce qui est nécessaire dans ce domaine, surtout au sein de la zone euro", a dit Trichet, évoquant une "sous-estimation étrange" par les pays européens de l'ampleur de leurs problèmes et du chemin à parcourir pour redresser leurs finances publiques.

Respecter les critères

Mais maintenant, après la crise de la dette qui a secoué la zone euro au printemps, "tout le monde sait qu'il est très important" d'oeuvrer au respect des critères européens de dette et de déficit public, a ajouté Trichet, qui s'est prononcé pour des mécanismes stricts de prévention et de sanction des dérapages.

Il a insisté sur la nécessité pour les gouvernements européens de respecter à la fois les plafonds de déficit et de dette publique. "Le critère de dette a trop été mis à l'écart" par le passé, mais "nous devons jouer sur les deux", selon lui. "Il est fondamental de redresser la situation", a-t-il ajouté.

Le pacte européen de stabilité et de croissance, qui lie les pays membres de la zone euro, impose un plafond de déficit public ramené au Produit intérieur brut (PIB) de 3%, et de dette publique de 60%. La plupart des pays européens contreviennent à ces dispositions, dont certains très largement.

Devant un parterre de députés européens, Trichet a encore ajouté que la Banque centrale européenne juge l'idée d'une taxe sur les transactions financières, telle que mise en avant la France et l'Allemagne, "pas souhaitable".
"D'après notre analyse, ce n'est pas souhaitable pour des raisons économiques et financières, et pour des raisons techniques, il y aurait d'énormes difficultés à la mettre en place."

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