Une solution pour la Grèce? Les investisseurs y croient

Alexis Tsiprasa-t-il bien plaidé sa cause devant ses homologues, notamment la chancelière allemande Angela Merkel? Réponse lundi. ©REUTERS

Athènes et la zone euro se rapprochent d'un compromis autour du programme de financement de la Grèce. Lundi, les ministres des Finances de la zone euro tenteront de trouver des éléments de convergence entre le plan d'aide actuel et le programme politique du nouveau gouvernement grec. Jean-Claude Juncker avance une idée pour sortir de l'impasse. La Bourse d'Athènes a fait un bond de plus de 7% ce vendredi dans les premiers échanges, applaudissant l'optimisme.

La Grèce fera le nécessaire pour s'entendre avec ses partenaires de la zone euro lors de la réunion des ministres des Finances prévue lundi, a promis le porte-parole du gouvernement.

"Nous ferons tout notre possible pour qu'un accord soit conclu lundi. Si nous n'avons pas d'accord lundi, nous pensons qu'il sera toujours temps et qu'il n'y aura pas de problème", a déclaré Gabriel Sakellaridis sur Skai TV.

De son côté,  le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, s'est dit optimiste lui aussi sur la possibilité de trouver un accord lundi tout en prévenant que la réunion de l'Eurogroupe serait difficile.

Athènes et ses créanciers internationaux de la "troïka" (Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne) ont décidé jeudi de reprendre le dialogue après deux jours de discussions sans progrès à Bruxelles sur l'épineux dossier de la dette grecque.

Les ministres des Finances de la zone euro et la Grèce avaient dressé la veille le constat de leur incapacité à s'entendre à l'issue d'une réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe et s'étaient donné rendez-vous lundi.

 

• But de l'Eurogroupe de lundi. Il s'agira de trouver des éléments de convergence entre le plan d'aide actuel et le programme politique du nouveau gouvernement grec, qui souhaite rompre avec les politiques d'austérité associées à cette aide financière.

La Bourse d'Athènes a fait un bond de plus de 7% vendredi dans les premiers échanges, reflétant l'optimisme des marchés sur la possibilité d'un accord entre la Grèce et la zone euro sur le financement à court terme du pays.
L'indice Athex, qui a progressé de 7,6% dans les premiers échanges, affichait une hausse de 6,32% à 09H07 GMT, avant la reprise de travaux techniques vendredi à Bruxelles entre la Grèce et ses créanciers laissant augurer de la possibilité d'un accord lors de l'Eurogroupe de lundi.
 Les valeurs bancaires en hausse de plus de 14% tiraient l'ensemble de l'indice général qui avait terminé jeudi sur une forte hausse de plus de 6,7% alors que la première réunion des ministres des Finances de la zone euro s'était terminée sur un désaccord total entre Athènes et ses partenaires sur la poursuite du programme d'aide à la Grèce.

 

Rappel des positions:

♦ Les Européens veulent que la Grèce demande une extension de son programme pour se financer à court terme, avant d'envisager une solution pour réduire sa dette (plus de 175% du PIB).

♦ Pour son financement immédiat, la Grèce aimerait récupérer 1,9 milliard d'euros dû par la BCE, et augmenter son plafond d'émissions d'obligations à court terme. Déterminée à se débarrasser de la troïka de ses créanciers (UE, BCE et FMI) et des mesures qu'elle lui impose depuis 2010 à marche forcée, Athènes se refuse à demander une extension du plan d'aide et exige d'obtenir un nouveau programme assorti de conditions moins drastiques sur le plan social.


"La transition vers un nouveau programme est désormais le seul objet des discussions et du prochain Eurogroupe" de lundi, a déclaré le Premier ministre grec Tsipras.

Pour rappel, le mémorandum actuel arrive à échéance le 28 février. Toute décision doit être prise très rapidement, faute de quoi la Grèce risque de se retrouver à court d'argent.

 

Jean-Claude Juncker a une idée

La Grèce accepterait de respecter environ 70% des engagements de réforme déjà passés avec les créanciers, les 30% restants, jugés "toxiques", étant remplacés par une série de réformes à élaborer en concertation avec l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques en Europe).

©EPA

Se disant "inquiet", Jean-Claude Juncker a appelé à "revenir à une approche de bon sens". Il propose que les 30% de mesures que le gouvernement grec juge "toxiques" et "anti-sociales" soient remplacées par d'autres ayant un impact budgétaire équivalent. C'est "sur cette base que nous allons essayer de trouver un accord au cours des prochains jours".

 

"Nous devons voir maintenant sur quels points nous devons nous mettre d'accord", explique Angela Merkel. ©REUTERS

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