Accord de principe pour un gouvernement "progressiste" en Espagne

Pedro Sanchez (PSOE), à gauche, avec Pablo Iglesias, le leader de Podemos. Les deux hommes veulent allier leurs forces dans le prochain gouvernement espagnol, mais il leur faudra trouver d'autres appuis. ©EPA

Sorti en tête des élections législatives de ce dimanche, le Parti socialiste espagnol veut former une coalition avec le parti d'extrême gauche Podemos. N'ayant pas la majorité au Parlement, cette alliance nécessitera toutefois l'appui d'autres forces pour être investie par les députés espagnols.

Le Parti socialiste espagnol a conclu un accord de principe avec la formation de gauche Podemos, a indiqué le Premier ministre sortant, Pedro Sanchez (PSOE) au surlendemain des élections législatives en Espagne. Le scrutin a accouché d'un Parlement fragmenté et sans majorité évidente.

L'alliance voulue entre les socialistes et Podemos, qui ont obtenu respectivement 120 et 35 élus, ne suffirait donc pas à dégager une majorité à la Chambre des députés, qui compte 350 sièges. Un ou plusieurs autres partenaires seront nécessaires pour former un nouvel exécutif et atteindre les 176 sièges, synonymes de majorité absolue au Parlement. Dans l'état actuel, il manque ainsi 21 sièges à l'alliance PS-Podemos.  

Mas Pais, un petit parti dissident de Podemos qui a remporté trois sièges aux élections de dimanche, a déjà promis de soutenir la coalition PS-Podemos. Grand perdant des élections, le parti libéral Ciudadanos a écarté la possibilité de soutenir cette coalition de gauche, préférant donner son fiat à une grande coalition incluant d'autres familles politiques que celle des socialistes. Ciudadanos compte à présent 10 députés au Parlement contre 57 fin avril. 

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Mettre fin à l'impasse politique

Le socialiste Pedro Sanchez, chef du gouvernement sortant, estime que cet accord est valable pour toute la législature. Conscients qu'ils devront convaincre au-delà de leurs bases pour donner vie à cette coalition, les deux partis invitent les autres formations politiques à les rejoindre. 

Cet accord, annoncé deux jours après les élections législatives espagnoles, marque le désir des partis de gauche de mettre fin à l'impasse politique qui a contraint les Espagnols à se rendre aux urnes quatre fois en autant d'années.

L'incontournable Catalogne 

Les deux partis ont convenu de concentrer la coalition sur 10 points, allant de la lutte contre la corruption et le changement climatique au contrôle des dépenses. L'accord évoque aussi la crise politique catalane. Le nouvel équipage promet de chercher à "normaliser la vie politique" en Catalogne, sans donner plus de détails à ce stade. Ceux-ci seront rendus publics au cours des prochaines semaines.

L'accord marque aussi la fin d'une querelle longue de plusieurs mois entre les dirigeants du PSOE et de Podemos. C'était notamment leur incapacité à s'entendre l'été dernier sur la couleur de leur future coalition qui avait fait basculer le pays vers de nouvelles élections. La Catalogne avait alors été un point de friction majeur entre les socialistes et Podemos.  

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