Alternances historiques en vue dans les grandes métropoles française

Anne Hidalgo est la grande favorite à la mairie de Paris. ©Photo News

Si dans la capitale, la maire sortante semble bien positionnée pour l'emporter, les principales métropoles du pays se préparent déjà à des alternances rares.

Paris: Anne Hidalgo favorite

Sans grande surprise, à Paris, Anne Hidalgo paraît bien placée pour retrouver son siège à l'issue du second tour dimanche. Selon les derniers sondages, les listes de la maire sortante sont en tête dans tous les arrondissements tenus par les socialistes et dans le centre de la capitale.

Arrivée première le 15 mars (29,33% des voix), elle caracolerait selon un sondage BVA du 22 juin en tête pour ce second tour avec 45% d'intention de vote face à Rachida Dati (LR, droite) à 34% et l'ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn (LREM, macroniste) à 18%.

Anne Hidalgo surfe sur les attentes des Parisiens dans le domaine écologique. Alliée aux verts, elle multiplie les annonces environnementales. À l'issue du déconfinement, elle a oeuvré à la multiplication des pistes cyclables en vue de désengorger les transports franciliens. À son programme figure aussi la piétonnisation de tout le centre de Paris, la plantation de 170.000 arbres pour créer des forêts urbaines devant l'Hôtel de Ville et la Gare de Lyon et l'aménagement de rues végétales et de nouveaux parcs.

Anne Hidalgo surfe sur les attentes des parisiens dans le domaine écologique.

Marseille : la droite à la peine

Suspens également dans la cité phocéenne où la coalition de gauche a réalisé, au premier tour, une percée historique dans une ville dirigée par la droite depuis 1995. Michèle Rubirola du Printemps Marseillais (PS, PC, France Insoumise et EELV) est arrivée en tête du premier tour (23,4% des suffrages) devant la favorite des Républicains, Martine Vassal (22,3%).

Elle est aujourd'hui créditée par des sondages de 35% des intentions de vote contre 30% pour la dauphine de Jean-Claude Gaudin, dont la campagne est entachée d'une affaire de procurations illicites de résidents de maisons de retraites.

Enfin, autre résultat inattendu, Stéphane Ravier, candidat du Rassemblement National – que beaucoup prédisaient au coude-à-coude avec Martine Vassal au premier tour – n'est finalement qu'en troisième position (19,4%).

Lyon : la vague verte

À Lyon aussi un changement historique couve. Vainqueurs dans 8 arrondissements sur 9 au premier tour, les écologistes alliés aux socialistes et aux insoumis sont en lice pour remporter la troisième ville de France et peut-être même la métropole lyonnaise de 1,4 million d'habitants où les listes soutenant le macroniste Gérard Collomb (maire sortant) ne sont qu'en quatrième position. À Lyon même, le vert Grégory Doucet a su rallier derrière lui des listes de gauche et même d'anciens macronistes.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés