Ce que Giuseppe Conte va faire de l'Italie

Giuseppe Conte, nouveau Premier ministre italien a exposé le programme de son gouvernement afin de recueillir la confiance du Parlement. ©AFP

Immigration, économie, Europe, Russie... Giuseppe Conte a exposé aux parlementaires italiens la vision de son gouvernement.

Le nouveau président du Conseil italien Giuseppe Conte a présenté devant le Sénat les grandes lignes de son programme de gouvernement. Il promet un changement radical qui passe par le biais du dossier migratoire, économique et diplomatique.

Flanqué de ses deux puissants vice-Premiers ministres, Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), et Matteo Salvini, le patron de la Ligue (extrême droite), Conte a d'emblée annoncé qu'il serait le "garant" du "contrat de gouvernement" signé entre ces deux "actionnaires majoritaires" de la coalition. "Je suis un citoyen qui s'est déclaré disponible à assumer cette responsabilité de président du Conseil et à être garant du contrat du changement," explique-t-il alors que nombre d'observateurs en Italie s'interrogent sur son autonomie.

Le nouveau gouvernement italien a par ailleurs remporté le vote de confiance au Sénat, à la veille d'un vote similaire à la Chambre des députés. Il a obtenu 171 voix "pour", 117 "contre" et 25 abstentions, a annoncé la présidente du Sénat Elisabetta Alberti Casellati.

Demandez le programme:

L'immigration: "Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais racistes," souligne Giuseppe Conte mais "l'Italie ne peut pas être laissée seule face à l'immigration".  Il se dit favorable à l'introduction d'un système "obligatoire" de répartition des demandeurs d'asile dans l'Union européenne. "Nous demanderons avec force le dépassement du Règlement de Dublin pour obtenir le respect effectif d'une répartition équitable des responsabilités et pour réaliser des systèmes automatiques de répartition obligatoire des demandeurs d'asile."

L'économie:

  • Giuseppe Conte  souhaite réduire la dette italienne. Il est vrai qu'elle est la deuxième dette la plus importante de la zone euro après la Grèce. "La dette est aujourd'hui pleinement soutenable, mais doit cependant être réduite, dans une perspective de croissance économique, non de mesures d'austérité."
  • Le gouvernement annonce aussi des mesures de soutien aux personnes pensionnées. "Nous aiderons les personnes pensionnées avec peu de revenus à avoir une vie décente."
  • Offrir une vie décente à certains passera par des coupes dans les pensions et les revenus des parlementaires, conseillers régionaux et autres salariés de la fonction publique. "Les pensions en or sont un autre exemple de privilèges injustifiés qui doivent cesser."   
  • Enfin, le nouveau leader du pays évoque des mesures pour lutter contre l'évasion fiscale.

L'Italie et l'Europe: Le nouveau chef du gouvernement populiste ne souhaite pas sortir de l'Europe. "L'Europe est notre maison." Il ajoute toutefois vouloir une "Europe plus forte mais aussi plus juste".

Les relations avec la Russie: Il se dit favorable à la "révision" des sanctions économiques imposées à la Russie par la communauté internationale. "Nous serons les promoteurs d'une révision du système de sanctions. Nous serons les partisans d'une ouverture envers la Russie qui a renforcé ses dernières années son rôle international dans diverses crises géopolitiques" et qui représente un partenaire économique important pour les entreprises italiennes.
Depuis un bon moment, l'Italie tente d'obtenir au sein de l'Union européenne, sinon une levée totale des sanctions envers la Russie, au moins un allègement.

Le nouveau chef du gouvernement italien a tenu cependant à souligner "l'appartenance convaincue à l'Otan". "Nous entendons souligner avant tout l'appartenance convaincue de notre pays à l'Alliance atlantique, avec les États-Unis comme partenaire privilégié."

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