Le candidat macroniste à la mairie de Paris se retire

Benjamin Griveaux a annoncé son retrait de la course à la mairie de Paris.

Coup dur pour le parti du président français Emmanuel Macron. À un mois du premier tour du scrutin municipal en France, le candidat de La République en Marche a annoncé ce vendredi qu'il retirait sa candidature à la mairie de Paris. En cause: la diffusion d'une vidéo à caractère sexuel.

Le candidat de La République en marche (LREM) pour la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, retire sa candidature dans le but de protéger ses proches après la diffusion d'une vidéo à caractère sexuel, a-t-il annoncé ce vendredi à l'AFP.

"Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée. Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir une telle violence", a-t-il dit dans une déclaration enregistrée en début de matinée au siège de l'AFP, en présence de BFM Paris. 

Hidalgo fait la course en tête

La course à la mairie de Paris est très mal engagée pour le camp Macron. Pour rappel, le mathématicien Cédric Villani, qui s'était porté candidat à l'investiture de LREM à Paris, avait finalement décidé de se présenter comme indépendant, le parti lui ayant préféré Griveaux. L'épisode avait laissé des traces.

Le premier tour des municipales se tiendra le 15 mars. La maire sortante, Anne Hidalgo (PS), est en bonne position pour un nouveau mandat, selon les sondages. À droite, Rachida Dati veut y croire. Elle arrive en deuxième position des enquêtes d'opinion, devant Benjamin Griveaux, hors course donc. Les écologistes viennent ensuite, devant Cédric Villani.

À qui profitera le retrait du candidat macroniste? La députée Olivia Grégoire, l'une des porte-parole du candidat démissionnaire, a indiqué qu'il y aura "quoi qu'il arrive" une liste LREM aux élections municipales à Paris. 

Indignation

Les réactions politiques ont afflué suite à cette annonce. Les adversaires politiques de Benjamin Griveaux ont unanimement déploré la diffusion de la vidéo qui l'a poussé à jeter l'éponge. "J'adresse à Benjamin Griveaux, ainsi qu'à sa famille, mon soutien plein et entier dans cette épreuve. Je prends acte de sa décision difficile. L'attaque indigne qu'il subit est une menace grave pour notre démocratie", a tweeté Cédric Villani. Anne Hidalgo a appelé "au respect de la vie privée et des personnes", estimant que "les Parisiennes et les Parisiens méritent un débat digne". "Les Parisiens méritent une campagne apaisée et digne, à la hauteur des enjeux majeurs pour l'avenir de Paris", a estimé Rachida Dati. 

"Refusons le naufrage voyeuriste de la vie publique du pays", a pour sa part tweeté le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, condamnant la publication "odieuse" "d'images intimes pour détruire un adversaire". "Non, tous les coups ne sont pas permis", a-t-il ajouté, invitant les militants de son parti à ne participer "d'aucune façon (à ce) règlement de compte".

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